Menu
S'identifier

PSL Querlioz (38)

L’avenir s’inscrit en partenariat

L'Officiel des Transporteurs | Stratégie | publié le : 22.01.2016

Les Transports PSL Querlioz (38) s’orientent aujourd’hui vers le lot partiel, le transport régional et la commission de transport. Sans lâcher le cap du frais et de l’industriel, ni l’esprit de partenariat.

En novembre dernier, Réjane Tabaret, des Transports PSL Querlioz, à Estrablin (38), a remporté le titre de « Meilleur exploitant de l’année 2015 » du challenge Tred Union, avec Mathilde Murguet des Transports STIC (voir encadré). « Nous sommes très fiers de cette victoire féminine, en équipe, d’un des membres de notre exploitation, s’enthousiasme Valérie Querlioz, dirigeante des transports éponymes avec son frère Thierry, à la tête de l’exploitation. Ce poste, c’est le nerf de la guerre, là où il faut être hyperréactif pour répondre à la demande d’un client. Et c’est aussi là qu’en étant très attentif, on peut gagner en rentabilité, dans l’organisation des tournées ou dans la prévision des retours, par exemple. C’est le talent de l’exploitant qui fait la différence aujourd’hui, alors que nos marges sont toujours plus contraintes ».

La PME d’une soixantaine de salariés, pour 55 véhicules, fait beaucoup et « depuis longtemps » pour serrer au plus juste les coûts. Ainsi, l’exploitation est très informatisée, comme le parc, qui est équipé depuis 2008 de logiciels de géolocalisation et d’accompagnement à la conduite. « La géolocalisation apporte un gain de productivité sensible, note Valérie Querlioz. Elle offre une remontée instantanée de l’état de l’activité. On peut affiner la gestion. Mieux lisser les heures supplémentaires, par exemple, dans le respect de la réglementation sociale ». Par ailleurs, la dirigeante a confié à un jeune salarié, qui prépare un BTS en alternance, deux missions pour maîtriser encore les charges. Il doit optimiser les trajets pour éviter au maximum les autoroutes et il analyse le budget de gestion des pneus. L’entreprise a également internalisé une partie des dépenses en carburant et maintenance, avec une cuve de 32 000 litres et un atelier de réparation « pour le tout-venant ». « Chaque poste est importan t, note Valérie Querlioz, qui tient des tableaux de bord mensuels sur les coûts. C’est tellement tendu qu’il faut être rigoureux sur tout ». Ainsi, la flotte de 50 véhicules, dont 35 frigos et 15 bâchés, est financée en crédit-bail. « Tant avec nos clients – qui sont à 95 % en direct, qu’avec nos fournisseurs, nous aimons travailler en partenariat, explique la P-dg. Cette relation permet de trouver ensemble les solutions les plus justes pour chacun ».

Le virage du frais

La fidélité est aussi une histoire familiale. En effet, depuis la création de l’entreprise en 1954 par Janine et Joseph Querlioz, les parents des actuels dirigeants, l’évolution de l’activité — surtout industrielle — s’est faite très progressivement, comme le passage de relais. Thierry est entré dans l’entreprise en 1971, Valérie en 1986. Grégory, le fils de Thierry, travaille pour sa part depuis 13 ans à l’exploitation. L’entreprise compte alors une dizaine de clients, essentiellement dans l’industrie, avec un peu de primeurs. Dans les années 1990, la société prépare le virage du frais, avec l’acquisition de plusieurs frigos. Puis, en 2001, elle accompagne dans le Sud-Est le développement de la chaîne de magasins Grand Frais. Le groupe prend alors des parts majoritaires dans les Transports Querlioz qui deviennent « PSL Querlioz » (PSL, pour Préparation Service Logistique). En 2011, le frère et la sœur rachètent 100 % de leurs parts. Mais ils conservent le nom de PSL Querlioz. Et le frais. « Ce partenariat nous a permis de mieux entrer dans ce marché, de travailler pour d’autres clients comme Nestlé ou Herta, par exemple, note Valérie Querlioz. Grand Frais est toujours notre principal client, mais nous avons beaucoup ouvert notre clientèle dans ce secteur, tout en maintenant notre activité industrielle, avec des clients fidèles ». Ainsi, l’entreprise réalise aujourd’hui 70 % de son activité dans le frais avec, outre son partenaire historique, une vingtaine de grands clients, aussi variés que les brioches Pasquier ou Révillon, Elivia et Boiron. Les 30 % restants se répartissent entre « une centaine » de clients industriels comme MLP ou Novoveram. « Cette diversité est une richesse et une force », assure la chef d’entreprise.

Taille humaine et diversification

Cette « force » permet, en tous les cas, à la PME iséroise de dégager une progression comprise entre 7 et 8 % depuis six ans. « Notre croissance est en lien direct avec la taille humaine de l’entreprise, je crois, estime la dirigeante. Notre turnover demeure très faible. Notre équipe est soudée et nous travaillons dans le même sens. Cela nous permet aussi de réagir vite en cas de dysfonctionnement, quand il nous faut réajuster un prix de revient, ou nous adapter au marché ». Or, justement, « l’entreprise est à un tournant », selon Valérie Querlioz. Un tournant sous le signe de la diversification, tant dans l’organisation des transports, dans la composition des convois, que dans le type d’activités. Ainsi, jusqu’à présent, PSL Querlioz effectuait essentiellement du transport national, notamment sur l’axe Marseille-Lyon-Ile-de-France-Nord-Pas-de-Calais, mais aussi vers le Nord-Est ou la Normandie, en particulier. « Nous souhaitons augmenter la part du régional, explique la dirigeante, pour dégager de la rentabilité ». Plus rentable également, le 1/2 lot que développe l’entreprise, en particulier depuis son adhésion à Tred Union, en mars 2014. « En entrant dans ce groupement, nous souhaitions ne pas rester isolés, rappelle la dirigeante. Nous échangeons avec d’autres entreprises, à la fois des idées et des flux. Et dans ce cadre, nous répondons à des appels d’offres. C’est un groupement extrêmement dynamique et stimulant. Et le lot partiel, qui s’avère très pertinent sur certains retours, nous permet de diversifier notre offre ».

Dernier champ de la diversification, outre le développement du stockage et de la préparation de commandes : la commission de transport « à façon », plutôt à l’international et sur des dossiers « de niche ». « Sur l’import d’Espagne ou de Pologne, par exemple, il est important de rester attentif aux besoins de nos clients fidèles, ou à ceux d’autres que nous ne connaissons pas encore, explique Nathalie Maiorano, commerciale. Comme PME, nous possédons la réactivité pour nous adapter à des demandes complexes, mais passionnantes ! Ainsi, récemment, nous avons géré l’exportation d’une pièce volumineuse et exceptionnelle vers la Turquie ». Ces nouvelles pistes sont encore émergentes, mais en vrai devenir pour Valérie Querlioz : « Nous élargissons notre palette de transports, les partenariats avec nos clients et nos fournisseurs et nous restons à l’affût des nouvelles idées ».

Repères

CA : 9,4 M€ au 30/09/15

Résultat net : entre 70 000 et 80 000 €

Effectif : 62 salariés, dont huit administratifs et un chef d’atelier

Flotte : 50 véhicules, dont 35 frigos et 15 bâchés

Activités : température dirigée, sec, surgelé, industriel

L’exploitation en équipe

Les 24 et 25 septembre dernier Réjane Tabaret, exploitante aux Transports PLS Querlioz, a participé au challenge Tred Union « Meilleur Exploitant de l’année 2015 », en compagnie de Mathilde Murguet des Transports STIC. « J’ai participé à ce challenge original car c’est une expérience inédite dans le monde du transport, et j’ai aimé l’idée de me mesurer à d’autres de manière conviviale, explique la jeune femme. C’était vraiment très sympa de le faire en binôme. C’est comme ça qu’on travaille à l’exploitation : en équipe. À 22 ans, ma coéquipière venait de sortir de l’école ; nous étions complémentaires ! » Une équipe de choc, qui a fini par l’emporter. « Ce n’était pas si simple », reconnaît Réjane. Les deux professionnelles devaient en effet monter le plan d’exploitation d’une entreprise virtuelle sur quinze jours. Dans le respect des contraintes, des moyens, avec la meilleure optimisation et de la rentabilité. « Cette mise en situation s’est révélée passionnante, ajoute l’exploitante. Mais il y avait du stress et un enjeu. ».

Retour au sommaire

Auteur

  • Florence Roux

Les plus lus

Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire

Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format