Confrontées à une pression concurrentielle accrue et à la nécessité de réduire leurs coûts, les entreprises font le point, à travers une étude récemment publiée par Intermec (voir « La source »), sur les technologies et procédés pouvant les y aider. Selon cette étude, qui s’appuie sur les réponses à un questionnaire adressé à 250 responsables de la distribution et des chaînes d’approvisionnement en Europe et aux États-Unis, les centres de distribution perdent en moyenne 300 000 € par an en raison d’erreurs de collecte de données en entrepôt. En ce début d’année, alors que les entreprises sont confrontées à une pression renouvelée en termes de productivité et de diminution de leurs coûts, la nécessité de disposer de procédés de distribution irréprochables n’a jamais été aussi importante. Il apparaît ainsi fondamental de concrétiser des objectifs de productivité et de précision pour améliorer les marges, raison pour laquelle plus de la moitié (59 %) des managers se tournent vers les mesures visant à identifier les points – organisationnels et techniques – susceptibles d’amélioration.
L’étude souligne que les erreurs de préparation ou de collecte des commandes coûtent environ unitairement 17 euros. Plus de la moitié (52 %) des responsables interrogés signalent un taux d’adéquation des commandes inférieur à 97 %. Pour 19 % de répondants, aucune mesure de ces coûts n’est faite à ce jour… ce qui laisse à penser que les pertes cumulées pour la chaîne logistique sont probablement supérieures.
Les managers cherchent à réaliser des économies en gagnant quelques secondes sur chaque flux de travail pour améliorer leur productivité et diminuer les coûts.
Diminuer le nombre de tâches à accomplir dans la journée pour chaque salarié, éviter de remplacer les batteries à chaque changement d’équipe et investir dans des outils multifonctionnels sont les leviers identifiés par les managers pour améliorer la productivité.
Il est également évident que l’investissement technologique a un impact sur la productivité lorsqu’il est déployé efficacement.
L’objectif de précision est une préoccupation grandissante pour les managers puisque la visibilité croissante prend le pas sur les coûts. Les managers estiment que les erreurs de collecte sont un réel problème qui pourrait être évité grâce aux technologies nouvelles et aux procédés automatisés dans les centres de distribution. Certaines disciplines telles que la « logistique des retours » sont de plus en plus populaires puisque les entreprises cherchent à améliorer la gestion des retours de marchandises au sein de la chaîne logistique, aussi rapidement que possible afin de réduire l’impact sur le résultat net. De plus, les managers adoptent le modèle Haas (Hardware as a Service) – autrement dit, ils recourent à une prestation de service proposant à un client l’utilisation à distance d’un matériel et dont le coût correspond à son usage effectif – pour rendre l’activité plus facile en période de pointe, sans coût supplémentaire. Par ailleurs, l’identification automatique par radiofréquence (RFID) et la commande vocale sont des tendances en constante augmentation, adoptées en plus grand nombre par les managers en Allemagne et aux États-Unis.
79 % des managers ont pour mission d’identifier les secteurs susceptibles d’amélioration. Parmi les managers chargés de réaliser des économies, près de 85 % ont dû réduire les coûts de 10 à 30 % au sein de leur entreprise.
Près des deux tiers (60 %) des entreprises s’accordent pour dire que « quelques secondes grappillées sur les workflows opérationnels (gestion informatique des tâches à répartir entre les différents acteurs d’un processus) peuvent se traduire par des gains de temps et d’argent non négligeables ». Les entreprises pourraient économiser en moyenne 3 000 heures de travail si les procédés étaient plus efficaces.
La gestion des stocks en Grande-Bretagne, et celle de l’emballage en France, sont les flux les moins efficaces. 89 % des managers estiment que l’investissement dans les technologies nouvelles pourrait leur permettre de gagner du temps et d’améliorer la productivité des salariés.
90 % des managers en Grande-Bretagne mesurent le coût des erreurs de collecte, contre 74 % en France, 77 % aux États-Unis et 82 % en Allemagne. La France a la plus grande marge de progression concernant l’amélioration du taux d’adéquation des commandes.
Près de la moitié des managers de chaque pays (à l’exception de la France) estiment que la « logistique des retours » est une discipline clé, contre seulement un tiers des managers en France.
62 % des managers interrogés considèrent que la location de matériel informatique est la solution la plus rentable pour répondre à des demandes dans des délais très courts au sein de centres de distribution.
Plus de 70 % des entreprises en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne et aux États-Unis utilisent des ordinateurs portables dans les centres de distribution tandis que plus de la moitié (52 %) utilisent la RFID. Ce dernier pourcentage est une moyenne globale et ne préjuge pas de la répartition des taux d’équipements de RFID dans chacun des pays couverts par l’étude.
Près d’une société sur quatre (23 %) continue d’utiliser le papier pour les procédures. Le taux le plus élevé revient aux États-Unis avec 27 %.
Près de 80 % des entreprises estiment que l’augmentation de la productivité des salariés est l’élément clé pour améliorer la profitabilité, sauf en France où les managers font passer amélioration de la sécurité des salariés en premier (+ 2 %).
Cet article est une synthèse d’une étude réalisée en octobre 2012 par le cabinet Vanson Bourne pour le compte d’Intermec, spécialisé dans les systèmes de collecte de données et d’informatique mobile, la RFID, les imprimantes de codes à barres et les supports d’étiquettes. L’étude a été menée auprès de 250 hauts responsables de chaînes d’approvisionnement dans des entreprises comptant plus de 500 employés et appartenant à différents secteurs industriels: commerce de détail, fabrication, distribution, transports, produits chimiques, logistique, produits pharmaceutiques, commerce de gros et biens de consommation à rotation rapide (FMCG).