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CONJONCTURE

Transport et logistique : des raisons d’espérer pour 2015

Logistiques Magazine | Supply Chain | publié le : 06.11.2014 | Dernière Mise à jour : 23.09.2017

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L’année 2014 restera un mauvais cru pour le transport et la logistique.

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Auteur

  • Marie-Noëlle Frison

Après une année 2014 médiocre pour le secteur, le dernier tableau de bord Log & Stat, publié par Afilog et le Bipe, pronostique un léger retour à la croissance pour l’année prochaine. Principal moteur de ce dynamisme : la consommation des ménages.

Avec un indice d’activité de 82 sur une base de 100, l’année 2014 restera un mauvais cru pour le transport et la logistique. "Pour la filière logistique, la situation à mi-année 2014 est médiocre, avec des volumes dans la moyenne basse des six dernières années." Telle est la conclusion du dernier tableau de bord Log & Stat, observatoire créé par Afilog en partenariat avec le Bipe, cabinet d’études et de prévisions économiques.

Perte nette de 10 000 emplois salariés en deux ans dans le transport routier de fret

Cette tendance défavorable frappe particulièrement le transport routier de marchandise. Depuis 2012 le secteur est confronté à la baisse des volumes d’activités (3 % de tonnes transportées en moins). Conséquences : une perte nette de 10 000 emplois salariés (hors intérimaires) en deux ans. Bien qu’un peu moins touchées que leurs collègues du transport, les équipes du secteur de la manutention et de l’entreposage souffrent malgré tout de la crise avec des effectifs en diminution de 1,1 % sur un an. En comparaison, "ces évolutions sont moins bonnes que celles observées sur l’ensemble des secteurs marchands (- 0,5 %)", note Afilog.

PIB en hausse de 0,5 % en 2015

Dans ce contexte de morosité ambiante, est-il encore permis d’espérer un retour de la croissance en 2015 ? Pour Log & Stat la réponse est oui. Le Bipe prévoit même une augmentation du produit intérieur brut de 0,7 %, en léger décollage par rapport aux 0,3 à 0,4 % de hausse du PIB enregistrée en 2012, 2013 et 2014. L’unique moteur de ce redémarrage serait la consommation des ménages, qui devrait être en hausse de 0,9 % en 2015 (contre 0,1 % cette année). Le phénomène s’explique non pas par la hausse du pouvoir d’achat (il stagne) mais par la très faible inflation prévue pour 2015 (0,3 % contre 0,6 % cette année).

Des risques à considérer

Cet appel d’air bénéficierait à tous les secteurs d’activités. L’électronique de loisirs et la communication continueraient de progresser solidement (+ 6 % de croissance) et les domaines de la maison, de l’alimentaire, de l’automobile, des produits de mode et beauté, délaissés par les Français ces dernières années, susciteraient un regain d’intérêt. Cet appétit retrouvé des consommateurs devrait également profiter au e-commerce, lequel représente à peine 5 % de la consommation mais enregistre une croissance continue à deux chiffres (+ 11 % au 1er semestre 2014 selon la Fevad). Moins sombre qu’en 2014, le tableau de la situation économique pour l’année à venir est loin d’être tout rose. Récession au Brésil et en Russie, rigueur budgétaire en Europe et retournement des indicateurs de confiance des investisseurs en Allemagne sont autant de risques à considérer pour mieux saisir les opportunités qui pourront se présenter sur le marché.

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