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DANS LES COULISSES

Site logistique ou parc d’attraction ?

Logistiques Magazine | Supply Chain | publié le : 05.07.2012 | Dernière Mise à jour : 24.06.2017

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  • Franck Barnu

C’est Clochemerle en Nord-Pas-de-Calais. Acteurs de l’affrontement : d’un côté, Patrick Kanner, président du conseil général du Nord et Daniel Percheron, président du conseil régional, élus de gauche. De l’autre, François-Xavier Vilain, député-maire de Cambrai, et Guy Bricout, son homologue de la ville de Caudry, élus de droite. Au centre du débat, la base aérienne 103 de Cambrai, un site militaire qui comptait 1 500 personnes, et dont on sait depuis 2008 qu'il va être fermé.

Le site, implanté à cheval sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, offre une superficie de 355 ha. Les premiers, qui avaient convoqué une conférence de presse pour présenter leur projet d’aménagement de cette zone se sont, à leur grande surprise, vu couper l’herbe sous le pied par les seconds. Deux jours avant la conférence de presse, ils ont en effet présenté leur projet, baptisé Mobilopolis. Un projet de base de loisir porté par une société privée, Ramery. Il promet un bassin nautique de 30 ha, un circuit automobile, un hippodrome, un vélodrome...

Ce n’était pas – pas du tout ! – ce qu’envisageaient le Conseil général du Nord et le Conseil régional. Leur idée était plutôt de prévoir un site logistique. L’ambiance n’était donc pas "zen" au cours le conférence de presse qui réunissait tous les élus…

Explications : la fameuse base aérienne se situe à proximité immédiate du futur canal Seine Nord qui devrait entrer en service en 2015. Cette situation permet donc de songer à un éventuel site logistique quadrimodal, vu la présence et du canal et d’une piste aérienne.

Cela dit, cette destination logistique n’est, selon le Conseil régional, "qu’une hypothèse parmi d’autres". Le canal Seine Nord a en effet déjà prévu l’installation de quatre plates-formes logistiques sur son cours dont l’une très proche – quelques kilomètres à peine – de la base aérienne. Ce site de 156 hectares, installé sur les communes de Saauchy-Lestrée et Marquion (Pas-de-Calais), sera à terme la plus grande des quatre zones portuaires du projet. Elle renforcera, lorsqu’elle sera mise en service (vers fin 2016), l’offre logistique de la région au moment où la plate-forme Delta 3 de Dourges (Pas-de-Calais) arrivera à saturation.

En réalité, donc, les élus régionaux ne font qu’imaginer une des voies possibles pour l’utilisation de la base aérienne qui pourrait éventuellement se traduire par une extension de la plate-forme de Marquion. En attendant, c’est une tout autre utilisation qui est considérée, celle de "base arrière" pour le chantier à venir du canal. Mais en tout cas, pas un parc de loisir ! Leur priorité est en fait de créer, sous l'égide de la Région et des deux départements, un syndicat mixte. L’idée : éviter que l'armée, dans le cadre d'un démantèlement du site déjà engagé, ne rase ce qui pourrait être utile à la reconversion.

On comprendra peut-être mieux cette bataille lorsque l’on saura que la conférence de presse de la discorde se tenait le 6 juin dernier, c'est-à-dire pile entre les deux tours des législatives…

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