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Port du Havre : le terminal multimodal en rade

Logistiques Magazine | Supply Chain | publié le : 22.01.2016 | Dernière Mise à jour : 22.01.2016

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Cette vaste "gare de triage" multimodale, conçue pour favoriser et développer la massification des flux de conteneurs maritimes par le rail et la voie d’eau, ne fonctionne qu’en mode très restreint.

Crédit photo © DR

Auteur

  • Claire Garnier

Hervé Martel, directeur général d’Haropa-Port du Havre, se veut rassurant sur l’avenir du terminal multimodal du Havre, même si celui-ci ne fonctionne qu’en mode très restreint, sept mois après sa livraison.

Le terminal multimodal du Havre a focalisé l’attention lors de la conférence de presse annuelle d’Haropa. Car cette vaste "gare de triage" multimodale, conçue pour favoriser et développer la massification des flux de conteneurs maritimes par le rail et la voie d’eau, ne fonctionne qu’en mode très restreint depuis son ouverture, en juin 2015.

Le 23 octobre 2015, la société d'exploitation du terminal, Le Havre Terminal Exploitation (LHTE), a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce du Havre. La LHTE s’est, en effet, trouvée dans l’incapacité de verser ses loyers à Le Havre Terminal Trimodal (LH2T), la société qui a construit la plate-forme. Le 18 décembre, le tribunal l’a autorisé à poursuivre son activité jusqu’au 15 février 2016.


Attendre le verdict

"Il faut attendre le verdict du tribunal de commerce", a indiqué Hervé Martel, le directeur général d’Haropa-Port du Havre. Au plan opérationnel, le terminal multimodal est en "phase de rodage pour les conteneurs fluviaux". Pour pallier l’absence de liaison fluviale directe entre les terminaux de Port 2000 et la Seine, une navette ferroviaire (SAITH) faisant le lien avec le quai de chargement des unités fluviales avait été mise en place en 2006, à l’ouverture de Port 2000.

Ce service s’est arrêté en juin 2015 en raison de la mise en service programmée de la plate-forme multimodale. Mais celle-ci n’ayant finalement pas démarré, "cela a posé problème pour traiter les conteneurs fluviaux", a expliqué Hervé Martel. Un système d’automoteurs a alors été mis en place. Il s’agit de bateaux "fluvio-maritimes" qui ont la possibilité technique et l’autorisation administrative d’accéder aux terminaux de haute mer de Port 2000 par la mer.

Réservation des sillons pour le fret nocturne

Côté rail, Hervé Martel a indiqué que la cour ferroviaire du terminal serait opérationnelle "au printemps 2016". Évoquant "la grande complexité" de ce mode, il est revenu sur la délicate question de la réservation des sillons pour le fret nocturne sur une ligne soumise aux travaux qui ont lieu de nuit afin de ne pas perturber le trafic voyageurs.

Par ailleurs, le directeur n’a pas démenti que l’enquête publique relative à la ligne "Serqueux-Gisors" était aujourd'hui bloquée dans le Val-d’Oise, les riverains s’opposant à une accélération du cadencement des trains. Or, l'ouverture de cette ligne au transport de marchandises serait une alternative indispensable à ligne historique entre la région parisienne et le Havre quand les chantiers d'entretien et de réhabilitation de l'infrastructure seront engagés.


Obligation de recours à la main-d’œuvre docker

Le capital de la LHTE est aujourd'hui détenu par quatre opérateurs de transport combiné : Naviland Cargo (filiale SNCF), le chef de file avec 37 % des parts, Novatrans (filiale du groupe Charles André), Greenmodal (filiale CMA CGM) et Logiseine (filiale CFT, Compagnie fluviale de transport). Ces opérateurs disent avoir vu leurs coûts d’exploitation augmenter en l’espace de 18 mois, notamment du fait d’une obligation de recours à la main-d’œuvre docker, obligation qui, selon eux, ne figurait pas dans le projet initial.

Il faut rappeler qu’au coût de passage par le terminal s’ajoute le coût de "ramassage portuaire" des conteneurs par navette ferroviaire. Selon nos informations, LH2T a reçu, depuis, une avance de la part du Grand port maritime du Havre, propriétaire du terrain, qui détient 49 % de LH2T (le promoteur logistique Projenor et le Crédit Agricole en détiennent chacun 25,5 %).

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