Menu

AUTOMATISATION

Même les achats de transport s’automatisent

Logistiques Magazine | Supply Chain | publié le : 13.06.2016 | Dernière Mise à jour : 30.04.2017

Image

''L'automatisation des achats de transport a permis une baisse de 20 % en 2016 des coûts du transport maritime et de 7,5 % en 2014 du transport routier conditionné...'', Valérie Chalal, Kerneos.

Crédit photo © DR Nicolo Revelli Beaumont

Auteur

  • Bruno Mouly

Lors de la 5e édition E-logistics Networking de Transporeon, le 8 juin 2016 à Rueil-Malmaison, trois industriels se sont exprimés sur la place des systèmes d’automatisation des achats transport et d’attribution des flux dans leur supply chain.  

L’éditeur allemand de logiciel Transporeon vend des systèmes d’automatisation des achats de transport et d’attribution automatiques des flux aux chargeurs. Et cette technologie semble trouver un écho croissant auprès des industriels.

"Nos clients évoluent essentiellement sur des secteurs d’activités où leurs produits sont de faible valeur, inférieure au coût du transport. D’où la nécessité pour eux de gagner en efficacité logistique et en maîtrise des coûts pour être plus compétitif", explique Jérôme Gabalde, Country Manager France.


Automatiser la procédure d’appels d’offres

C’est le cas de Kerneos, fabricant d’aluminates de calcium pour ciments alumineux, qui dispose de onze usines en tout dont trois en France et vend ses produits aux industriels de la sidérurgie (bétons réfractaires), de la métallurgie (granulats pour aciers spéciaux), du second œuvre du bâtiment (carrelage…) ou des réseaux d’assainissement (tuyaux…).

Pour l’achat de ses transports de produits par conteneur maritime à l’export, de produits conditionnés en camions bâchés et de son vrac pulvérulent en camions citerne, l’entreprise passe par la procédure automatisée d’un module d’appels d’offres.

"La procédure est constituée d’une dizaine d’étapes, de la préqualification des transporteurs jusqu’au choix final des lauréats, en passant par la création et la publication de l’appel d’offre, les soumissions des offres et leur analyse comparative…", a expliqué Valérie Chalal, sa responsable des achats logistiques.

L’entreprise réalise des économies substantielles de ces achats automatisés : une baisse de 20 % en 2016 des coûts de son transport maritime, de 7,5 % en 2014 de son transport routier conditionné et de 1,2 % en 2015 de celui de son vrac pulvérulent. Et surtout un gain de temps de 50 % par rapport à des appels d’offres papier !

Attribuer des flux de transport à des prestataires

De son côté, l’un des leaders mondiaux d’emballages en verre recyclé emploie la plateforme technologique pour attribuer de façon automatisée ses flux de transport à des prestataires.

"Nous livrons essentiellement par la route nos 120 clients industriels établis dans 11 pays en Europe. En France, nous faison circuler 45 000 à 48 000 camions par an", a souligné Fabrice Martin, son responsable logistique France-Espagne. 98 % des 350 000 livraisons annuelles en Europe se font en camions complets, avec un pic d’activité entre mars et juillet, qui représente 70 % de l’ensemble des livraisons. "Cette période dense demande d’avoir un grand panel de transporteurs et la logistique la plus flexible possible pour être réactif", a-t-il ajouté.

"Nous automatisons l’attribution de 55 % de nos flux pour alléger la charge administrative et accélérer les prises de décision sur la gestion des commandes de transport que nous assurions auparavant dans SAP", a expliqué Fabrice Martin. Résultat : simplification des charges administratives et optimisation des coûts, solidité des KPI, possibilité de basculer certains flux dans un module automatique d’affrètement spot…

Modéliser les plans de livraison

De même pour Polyrey, le fabricant de panneaux en bois stratifiés, filiale du géant Wilsonart. L’entreprise dépense 4,8 millions d'euros par an dans le transport de ses produits pour livrer 400 clients distributeurs en France.

"Avec deux usines basées dans le Sud-Ouest, nous avions du mal à trouver des transporteurs et observions des dérives dans les prises de rendez-vous avec des plans de livraisons pas toujours bien renseignés. Notre objectif était de fiabiliser notre service et de maîtriser nos coûts", a exposé Benjamin Houtin, son responsable logistique.

De fait, l’outil informatique lui a permis de "contractualiser son engagement avec les transporteurs et de modéliser ses plans de livraison" et bientôt de suivre ses opérations grâce à une application mobile sur smartphone.

"Tous nos flux réguliers de tournées de livraison en camions complets sont automatiquement attribués à plusieurs transporteurs. Nous avons même la possibilité de compenser la pénurie de transport par le module d’affrètement spot dans lequel on reçoit des réponses rapides, en une heure, des prestataires", a conclu Benjamin Houtin.

Logistiques Magazine I Produits

Reconnaissance d’objets

Les plus lus

Abonnez-vous

Pour rester au coeur de votre métier, profitez dès maintenant de l'accès numérique au site www.actu-transport-logistique.fr en vous abonnant à L'Officiel des Transporteurs ou à Logistiques Magazine.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format