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McDonald's se dote d'une nouvelle plate-forme logistique pour le Sud-Ouest

Logistiques Magazine | Supply Chain | publié le : 02.06.2016 | Dernière Mise à jour : 21.07.2017

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Le nouvel entrepôt est trois fois plus grand pour servir à terme 190 McDonald’s contre 116 actuellement.

Crédit photo © Martin Brower

Auteur

  • Bruno Mouly

Martin-Brower, prestataire logistique exclusif de McDonald’s en France, vient d’inaugurer une nouvelle plate-forme à Bordeaux destinée à approvisionner tous les restaurants de l’enseigne dans le grand Sud-Ouest. Le point avec Thierry Allègre, directeur support aux opérations.

Logistiques Magazine : Quelle est la vocation de cette nouvelle plate-forme ?

Thierry Allègre : Elle remplace l’ancienne plate-forme située à moins de 2 km de là, devenue trop petite pour répondre à l’approvisionnement d’un nombre croissant de restaurants McDonald’s du grand sud-ouest de la France.

Avec 7 200 m2 de superficie, elle est trois fois plus grande pour servir à terme 190 McDonald’s contre 116 actuellement pour l’ancien entrepôt, disséminés dans les régions de Bordeaux, de Toulouse et plus au nord vers Cahors et Limoges.

L’effectif passera de 52 à 67 collaborateurs. Ce nouveau site logistique traitera 30 000 commandes par an et 9 millions de colis pour une capacité de stockage de 3 500 palettes.

Réalisé pour un investissement de 12 M€, il est tri-températures comme toutes nos plate-formes, constitué de trois cellules distinctes pour les produits secs, les produits frais et les surgelés.

Mais il n’a pas de particularité opérationnelle, fonctionnant sur des process classiques de réception, de traitement de commandes et d’expédition des produits, même si on peut envisager d’y introduire un jour des systèmes mécanisés.

L.M. : A-t-il une spécificité environnementale ?

T.A. : Comme un certain nombre d’entrepôts modernes, le bâtiment est certifié HQE. Il a même été le premier bâtiment logistique en France à recevoir un niveau exceptionnel de performance environnementale de la part de Certivea, l’organisme de référence des certifications environnementales des bâtiments non résidentiels, en terme de gestion de l’eau, des déchets et d’optimisation de la consommation d’énergie.

La plateforme est notamment dotée d’une partie de toiture en panneaux solaires qui fournit 12 % de sa consommation d’énergie. Des panneaux photovoltaïques sont aussi installés sur le parking du site.

L.M. : Comment s’organisent le transport et la distribution des produits à partir de la plate-forme ?

T.A. : Nous faisons appel à quatre prestataires de transport, Olano, GT Logistics, STG et Le Calvez qui se répartissent les livraisons des restaurants McDonald’s selon leurs zones respectives de prédilection.

Mais une partie des livraisons est également effectuée par notre propre flotte de véhicules au biocarburant (B30) alimentés depuis une cuve dédiée installée sur le site. Au total, 11 400 tournées de livraisons seront opérées par an.

L.M. : A ce propos, où en est votre projet de test de véhicule pilote au biocarburant et silencieux de livraison urbaine, dans le cadre de l’appel à projets d’expérimentation de logistique urbaine de la Mairie de Paris ?

T.A. : Après avoir effectué des simulations et des tests progressifs grandeur nature de ce véhicule pilote (B30) aux normes antibruit Piek pour une tournée type de livraison, nous lançons en juin l’expérimentation d’un véhicule frigorifique prototype sur une tournée de livraison à 6h du matin du restaurant Mc Donald’s Ledru-Rollin dans le 12e arrondissement de Paris.

L’innovation se situe dans l’alimentation par des batteries électriques du groupe frigorifique du véhicule à l’arrêt lors de la livraison. Grâce à cette alimentation électrique, le groupe frigorifique est silencieux.

Ces batteries se substituent au moteur Euro 5 du camion qui fait tourner le groupe frigorifique pendant le trajet. Au terme de ce test de livraison propre et silencieuse qui durera tout le mois de juin, nous établirons des mesures de niveau de bruit, de consommation, d’émanations de CO2…

Si les résultats sont bons à l’issue de cette dernière tranche d’expérimentation, ce véhicule Piek (haillon silencieux et porte électrique coulissante) pilote au biocarburant (B30), propre avec sa motorisation Euro 5 et silencieux avec un groupe frigorifique "électrique"' à l’arrêt, pourrait devenir notre prochain standard de véhicules de livraison urbaine.

L.M. : Qu’en est-il de votre projet de véhicule fonctionnant aux huiles de friture usagées ?

T.A. : Nous avons eu une dérogation pour tester le biocarburant B 100 raffiné issu des huiles de friture des restaurants McDonald’s sur un véhicule. Une opération qui a montré de bons résultats. Néanmoins, ce type de véhicule ne rentre pas dans la législation et la fiscalité des produits pétroliers, puisque son carburant n’est pas issu du pétrole.

Nous sommes en discussion avec l’administration, nous n’avons donc pas pour l’instant d’autorisation des pouvoirs publics pour en faire une utilisation pérenne.

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