Menu

ÉTUDE

La transformation numérique de la supply chain se concrétise

Logistiques Magazine | Supply Chain | publié le : 06.04.2016 | Dernière Mise à jour : 06.04.2016

Image

Interrogées sur les technologies qu’elles identifient comme les principaux vecteurs du changement, 94 % des entreprises ont cité les ''plateformes et solutions de visibilité de la supply chain''.

Crédit photo © Fotolia

Auteur

  • Luc Battais

GT Nexus et Capgemini Consulting viennent de publier conjointement une étude sur "l’état de l’art et les perspectives de la transformation digitale de la supply chain". Des chantiers énormes sont à prévoir.  

Pourquoi tout le monde parle-t-il de rupture numérique et de transformation digitale quand des technologies liées à Internet sont déjà vieilles de plusieurs décennies ? La vertu première de la courte étude GT Nexus/Capgemini Consulting, réalisée auprès 337 dirigeants de grandes entreprises internationales en Amérique du Nord et en Europe, est de répondre à cette question.

Kurt Cavano, coauteur de l’étude chez GT Nexus, explique que la rupture technologique est née de la convergence récente de plusieurs tendances technologiques très puissantes, qui a provoqué une sorte d’accélération dans le traitement et l’emploi des données numériques. Il cite le cloud computing, le big data analytics, l’internet des objets, l’impression 3D, la robotique, les véhicules autonomes etc. Selon lui, cet ensemble provoque une véritable "tempête de rupture digitale" qui fait vaciller tous les modèles économiques existants.


La supply chain comme "value web"

Kurt Canavo estime que la transformation touche l’ensemble des partenaires économiques d’un bout à l’autre de la chaîne de valeur dans une supply chain conçue désormais comme une "value web", c’est-à-dire comme un enchevêtrement d’écosystèmes au sein desquels les échanges d’informations vont tendre à se densifier et à s’accélérer encore.

Pour Capgemini, les enjeux sont clairs : les sociétés qui ont acquis une maturité suffisante dans le pilotage de la transformation gagnent plus d’argent. Ainsi, celles qui ont conjointement investi le plus en "intensité digitale" tout en étant très avancées dans la transformation de leurs modèles, réalisent une marge EBIT de 26 % plus élevée que leurs concurrents les moins investis dans la démarche.

Ces entreprises plus profitables, toujours selon Capgemini, auraient utilisé les nouvelles technologies pour transformer l’expérience client, les process opérationnels et leur modèle économique.


Des progrès à faire

Mais aujourd’hui, cette rupture technologique reste encore largement à installer dans les organisations.

Si 75 % des entreprises interrogées considèrent la transformation digitale comme "importante" ou "très importante" et que 70 % estiment avoir entamé cette transformation de leur supply chain, seules 5 % se déclarent "très satisfaites du résultat" et 33 % se disent "insatisfaites" ; 48 % de ces entreprises admettent que la majorité des échanges avec leurs partenaires se font avec des "moyens traditionnels" comme le téléphone, la télécopie ou le courrier électronique. Mais surtout, 80 % estiment qu’elles n’ont pas accès à la plupart des données issues de leur supply chain étendue et seulement 23 % pensent que la plupart des données issues de leur supply chain étendue sont analysées et utilisées dans le cadre de processus décisionnels.


Évolution des relations entreprises/fournisseurs

Interrogées sur les technologies qu’elles identifient comme les principaux vecteurs du changement, 94 % des entreprises ont cité les "plateformes et solutions de visibilité de la supply chain", 90 % le big data analytics, 81 % les outils de simulation et 80 % le cloud. Lorsqu’il leur a été demandé dans lesquelles de ces technologies elles investissent actuellement, 74 % des entreprises ont cité les plateformes de visibilité, 50 % le big data analytics, 34 % les outils de simulation et 80 % le cloud.

Enfin, approchant de facto la notion d’écosystèmes, l’étude a posé la question de savoir comment ces nouvelles technologies pourraient modifier les relations des entreprises avec leur fournisseurs dans les 5 ans. 94 % sont d’accord pour dire qu’elles partageront plus de données avec ces fournisseurs, qu’elles collaboreront plus étroitement avec eux ; 89 % estiment qu’elles les impliqueront davantage dans leurs propres processus de planification. À l’inverse, 87 % pensent qu’elles auront une meilleure visibilité en temps réel des processus de ces fournisseurs.

Les plus lus

Abonnez-vous

Pour rester au coeur de votre métier, profitez dès maintenant de l'accès numérique au site www.actu-transport-logistique.fr en vous abonnant à L'Officiel des Transporteurs ou à Logistiques Magazine.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format