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FLUVIAL

La députée Valérie Fourneyron défend mollement la plateforme multimodale du Havre

Logistiques Magazine | Supply Chain | publié le : 24.10.2016 | Dernière Mise à jour : 24.10.2016

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Valérie Fourneyron était invitée au Propeller Club de Rouen pour évoquer la mission parlementaire qu’elle a conduite avec le sénateur LR Charles Revet.

Crédit photo © Port du Havre

Auteur

  • Claire Garnier

Au Propeller Club de Rouen, Valérie Fourneyron dénonce l’opposition à la modernisation de la ligne ferroviaire Serqueux-Gisors, et défend mollement la plateforme multimodale du Havre.

"Les citoyens, ça vote, alors que les marchandises, ça ne vote pas !" C’est ainsi que Valérie Fourneyron, co-auteur d’un rapport parlementaire sur les moyens de "renforcer l’attractivité des ports de l’axe Seine", analyse les blocages autour du projet de modernisation de la ligne ferroviaire de fret Serqueux-Gisors qui contourne la région parisienne par le nord.

La députée socialiste de Seine-Maritime - par ailleurs vice-présidente du conseil de surveillance du grand port maritime de Rouen - était l’invitée du Propeller Club de Rouen le 14 octobre pour évoquer la mission parlementaire qu’elle a conduite avec le sénateur LR Charles Revet.


Le syndrome "pas dans mon jardin"

Valérie Fourneyron a montré une certaine impatience concernant ce projet de ligne Serqueux-Gisors qui n’avance pas du fait de l’hostilité des habitants du Val d’Oise opposés à une intensification du trafic. "Depuis mars 2016, il y a une enquête publique favorable, mais on est en même temps confronté au syndrome NIMBY ("Not In My BackYard" ou "pas dans mon jardin")".

Marchant sur des œufs sur le dossier de la plateforme multimodale du Havre - projet porté par Haropa - l’élue n’a cependant pas caché les "dysfonctionnements" de celle-ci. Cette infrastructure construite au bout du grand canal du Havre et réclamée par le port du Havre pour améliorer le report modal vers le fluvial (8 % aujourd’hui) et vers le rail (5 % aujourd’hui), peine à démarrer. Le 15 février 2016, le propriétaire et maître d’ouvrage a jeté l’éponge après avoir appris qu’il ne percevrait pas les loyers dus par l’exploitant, en redressement judiciaire.

La plateforme multimodale est, depuis cette date, la propriété du grand port maritime du Havre qui n’en n’était qu’actionnaire jusque là, à 49 %. Les critiques pleuvent sur cette infrastructure qui a coûté 140 M€ (120 M€ publics et 20 M€ sous forme d’emprunt financé par des loyers).

Elles émanent notamment de ceux qui, au moment de la conception de Port 2000, avaient insisté sur la nécessité de prévoir une liaison directe entre la Seine et les terminaux de Port 2000 construits dans l’estuaire de la Seine. Dominique Perben, alors ministre des Transports, avait bien annoncé en 2006, au moment de l’inauguration de Port 2000, une écluse à grand gabarit mais elle n’a jamais vu le jour.


Assurer les loyers au GPMH

Valérie Fourneyron s’est sentie obligée de défendre cette plateforme censée réparer le vice de conception de Port 2000, mais chacun a remarqué qu’elle l’avait fait sur un mode défensif. "Tout le monde a intérêt à ce que cette plateforme fonctionne", a-t-elle expliqué, ne serait-ce que pour "assurer des loyers au GPMH qui porte désormais le risque financier".

Elle a parallèlement indiqué qu’il fallait "accélérer les études pour la chatière" système qui permettrait à des barges fluviales d’accéder aux terminaux de Port 2000 au Havre par tout temps.

A l’heure des questions, un débat s’est instauré sur l’opportunité de continuer à miser sur cette plateforme multimodale. Plusieurs personnes ont fait valoir que l’urgence absolue était de réaliser la chatière.


Trouver un équilibre

Vincent Saurel, directeur Normandie de Marfret, compagnie qui exploite un service de navettes Fluviofeeder sur la Seine, a pris la parole à l’heure du dessert : "si l’on n’inscrit pas la chatière comme la priorité des priorités, si l’on continue à mettre le terminal multimodal comme premier axiome, il n’y aura pas de développement du fluvial et l’on continuera à stagner".

Réponse de Valérie Fourneyron : «Il n’est pas question de ne pas faire la chatière. Elle fait partie du contrat de plan et la Région s’est engagée à apporter 100 M€ pour la financer. Mais il faut trouver un petit équilibre pour la plateforme".

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