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ÉCONOMIE

La bonne rentrée de l’investissement industriel

Logistiques Magazine | Supply Chain | publié le : 06.09.2016 | Dernière Mise à jour : 22.06.2017

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L’effet d’aubaine, avec un gonflement artificiel des investissements sur les trois premiers mois de l’année, aurait donc mécaniquement ralenti les investissements au deuxième trimestre.

Crédit photo © Insee

Auteur

  • Éloïse Leydier

Dans une note de conjoncture de l’Insee, les chefs d’entreprise de l’industrie manufacturière anticipent une hausse de leurs investissements en 2016 de l’ordre de 6 %.

Les chefs d’entreprise de l’industrie manufacturière continuent d’anticiper une nette progression de leur investissement par rapport à 2015 : + 6 % (+ 3 en 2014 et + 2 en 2015). La note de conjoncture de l’Insee parue le 25 août est donc une bonne nouvelle. En valeur, l’investissement a crû de 2 % par rapport à 2015 selon ces dirigeants. Une bonne nouvelle donc.


Effet d’aubaine

Pourtant, un coup d’arrêt a été constaté durant le deuxième trimestre poussant à revoir à la baisse les estimations données en avril dernier (- 1 point)… mais certains économistes n’y voient pas là une source de pessimisme : la mesure de suramortissement lancée l’année dernière par le ministre de l’Économie, et qui devait initialement s’achever en avril 2016 (elle est finalement maintenue jusqu’en 2017), a pu pousser certaines entreprises à investir plus que prévu en début d’année pour en bénéficier, et ralentir ensuite leurs dépenses. L’effet d’aubaine, avec un gonflement artificiel des investissements sur les trois premiers mois de l’année, aurait donc mécaniquement ralenti les investissements au deuxième trimestre.


Pas nécessairement une mauvaise nouvelle…

Certes le déficit extérieur se creuse au premier semestre (24 milliards d’euros, soit 2 milliards de plus en 2016 qu’en 2015 à la même période, selon les Douanes, dans une note publiée le 5 août)… Pour les uns, cela laisse présager un mauvais score pour l’année 2016, alors que pour les autres, ce recul serait lié, notamment, à la reprise des investissements industriels, nécessitant plus d’importations que par le passé.

Ce solde négatif ne serait donc pas nécessairement une mauvaise nouvelle… De plus, car on a le droit de voir le verre à moitié plein : il peut être rappelé que ce déficit se montait en 2011, à 70 milliards d’euros, pour baisser jusqu’à 45,7 milliards en 2015 et qu’il est encore possible d’imaginer une légère baisse pour 2016, ou, au pire, une stagnation…

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