Menu

economie virtuelle

La blockchain, s’en protéger ou lâcher prise ?

Logistiques Magazine | Supply Chain | publié le : 07.09.2016 | Dernière Mise à jour : 25.03.2017

Image

Pour François Deprey, directeur général de GS1 France, les nouveaux outils numériques de l'économie collaborative vont imposer une "réinvention" des relations entre les acteurs d'une supply chain.

Crédit photo © GS1 France

Auteur

  • Luc Battais

L’université d’été de GS1, qui s’est tenue à Paris fin août, a exploré les perspectives d’extension au BtoB des modèles économiques de type BlaBlaCar ou Airbnb, grâce notamment à la blockchain. Réponse : le processus est encore marginal mais une révolution s’annonce.  

Le titre complet de l’université d’été de GS1 France était cette année : "Le BtoB en mode collaboratif se protéger ou lâcher prise ?". À partir d’un rappel de ce l’on entend aujourd’hui par économie collaborative à l’ère du numérique, les intervenants se sont employés à évaluer l’aptitude actuelle des entreprises à cette mutation.

La réponse est globalement assez simple, les organisations seraient encore d’une façon générale trop "silotées" pour optimiser l’usage d’outils dont la vocation première est la "désintermédiation" entre les individus, les fonctions, les entreprises, les métiers.

Car le collaboratif à la mode numérique est fondamentalement différent de la mutualisation qui est une mise en commun d’un certain nombre de ressources. On y parle d'abord de co-working, de co-construction voire de co-innovation au moyen d’outils numériques d’échange directs et sécurisés organisés en plates-formes.


Un système à l'origine du bitcoin

Et dans cet univers, ce qui porte le changement est la confiance dans la sécurité des échanges que permet ce que l’on appellera rapidement le système de cryptage de la blockchain. C’est ce système  à l'origine de la monnaie fiduciaire du web, le bitcoin.

Elle permet d’échanger de l’argent sans passer par une banque, exemple même d’un intermédiaire dont il serait possible de se passer à condition que les parties concernées s’entendent sur le protocole d’échange.


Pas de modèle unique

Les entreprises doivent elles se protéger de cette "désintermédiation" ou au contraire s’y lancer sans réserve en adoptant des modes d’organisation qui supposent la mise en commun d’un grand nombre d’informations ? La question n’a pas été tranchée chez GS1.

Mais François Deprey, directeur général de GS1 France à rappelé les enjeux : " je ne crois pas à un modèle unique et il y aura toujours un rapport de force entre les acteurs de l’économie numérique collaborative, certain même l’utiliseront pour accentuer ce rapport de force. Mais on ne peut ignorer que dans des filières où quoiqu’il arrive c’est le consommateur qui paye, on trouve de la valeur grâce aux outils qui diminuent les inerties et les frictions; or les outils numériques qui se présentent aujourd’hui permettent cela mais ils imposent une réinvention".


Un lâcher prise raisonné

Il considère, et pour cause, que, GS1 doit être l’un des lieux de cette réinvention, car les standards qui y voient le jour sont des élaborations collectives, construits dans des groupes de travail au seuil desquels "on abandonne par convention la propriété intellectuelle". GS1 France  propose donc "un lâcher prise" raisonné où les standards peuvent constituer autant de barrières de sécurité. À suivre.

Logistiques Magazine I Supply chain news

IBS continue sur sa lancée

Les plus lus

Abonnez-vous

Pour rester au coeur de votre métier, profitez dès maintenant de l'accès numérique au site www.actu-transport-logistique.fr en vous abonnant à L'Officiel des Transporteurs ou à Logistiques Magazine.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format