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STRATÉGIE

INTERVIEW. Abena-Frantex, acteur de la silver économie, investit dans la logistique

Logistiques Magazine | Supply Chain | publié le : 06.09.2016 | Dernière Mise à jour : 20.07.2017

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Olivier Berbet-Maillot, Pdg d’Abena-Frantex, qui célèbre cette année les 40 ans de sa création.

Crédit photo © Abena-Frantex

Auteur

  • Nathalie Bureau du Colombier

Spécialiste de la silver économie, la société franco-danoise Abena-Frantex s’apprête à investir 15 M€ dans ses outils de production et logistique. Olivier Berbet-Maillot, Pdg de l’entreprise familiale, détient 40 % du capital, les 60 % restants appartenant au groupe Abena, propriété de la famille Terp Nielsen.

Logistiques Magazine : Abena-Frantex intervient dans quels domaines d’activité ?

Olivier Berbet-Maillot : En France, nous intervenons dans trois domaines d’activité : l’incontinence pour les adultes avec la production d’alèses distribuées à la fois dans les maisons de retraite, les cliniques, les hôpitaux et magasins de matériel médical. Nous avons également une partie négoce de produits à usage unique et gestion des déchets (sacs poubelles), protection des personnes (blouses, charlottes, masques) et les crèmes de soin (désinfectants). Nous comptons 2 800 références et 4 000 clients et bénéficions d’un réseau de 500 distributeurs en France.

Lorsque j’ai repris les parts de l’entreprise à mon père en 2010, Abena-Frantex réalisait 40 M€ de chiffre d’affaires et employait 90 collaborateurs. Les changes adultes représentent 20 M€ de CA devant les alèses (15 M€) et les gants de toilette à usage unique fabriqués en Asie et destinés au marché hospitalier.

Nous enregistrons une croissance annuelle de 10 % depuis six ans et employons 150 salariés. En 2017, nous dépasserons l’objectif de 65 M€ et atteindrons les 85 M€ de CA en 2020. Au total, nous allons investir 15 M€ pour accompagner le développement de l’entreprise à la fois dans les systèmes d’information, la logistique et la production.

Logistiques Magazine : Quelles raisons vous ont incité à investir dans une plate-forme logistique à Marseille ?

O. B. M. : Nous comptons trois plates-formes logistiques en France. La principale se situe à Nogent-sur-Oise, où se trouve le trouve le siège social de l’entreprise. Elle reçoit quotidiennement trois camions en provenance du Danemark et des fournisseurs européens. Rivesaltes couvre le Sud-Ouest et l’Espagne, et les clients du Sud-Est sont desservis depuis 2003 depuis le site de La Ciotat.

Depuis plusieurs années, nous cherchions à nous développer dans le quart sud-est. Nous exploitons un entrepôt de 1 500 m2 très limité en hauteur. Raison pour laquelle nous avons décidé d’investir 3,7 M€ sur la zone de la Valentine Vallée Verte, à l’est de Marseille. L’opération est gérée par le promoteur Redman, il s’agit d’une vente en l’état futur d’achèvement.

Le bâtiment, comprenant 3 000 m2 de stockage et 300 m2 de bureaux, sera livré au plus tard en juin 2017. Sa hauteur de 10 m permettra de stocker trois niveaux de palettes avec un système de picking et des lecteurs de code-barres. Actuellement, nous travaillons "à l’ancienne" et ces investissements vont nous permettre de gagner en volume et en productivité.

Nous allons également acquérir une troisième ligne de production d’alèses qui viendra en renfort des deux unités de Nogent-sur-Oise, qui tournent 24 h/24 et 7 j/7.

Notre plate-forme logistique parisienne de 10 000 m2 verra sa superficie accrue avec la construction de 4 500 m2 supplémentaires. Enfin, en mars 2017, nous allons bénéficier de l’intégration d’un logiciel SAP, chargé de piloter à la fois notre production, nos flux logistiques et financiers. Chaque jour, nous gérons 260 commandes.

Logistiques Magazine : Vous importez des conteneurs via le port de Fos-sur-Mer, n’était-il pas plus logique d’investir sur la plate-forme de Distriport ?

O. B. M. : Depuis Fos, nous importons des conteneurs 40 pieds high cube depuis l’Asie (Chine, Vietnam, Malaisie), à raison d’1,6 conteneur en moyenne par jour. Nous aurions perdu en réactivité et en capacité de rotation logistique à Fos. Nous gérons nous-mêmes les livraisons de nos clients. Nos chauffeurs leur apportent un véritable service commercial

Depuis Marseille, le chauffeur peut réagir rapidement aux demandes situées dans le Var et les Bouches-du-Rhône. La plate-forme de l’est de Marseille pourra servir de pôle logistique pour desservir les pays limitrophes tels que l’Italie ou l’Autriche. Chaque jour, nous avons 40 rotations de camions entre les approvisionnements et les livraisons sur les trois sites. Pour les gros volumes nous faisons appel à des groupes de messagerie (XPO, Schenker Joyau, Küehne & Nagel) et des affréteurs locaux. Nous avons également une petite activité à l’export qui représente un peu moins de 10 % de notre chiffre d’affaires.

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