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Guerre avec TLF Overseas : les syndicats de transitaires du Havre et de Marseille vont créer une nouvelle fédération

Actu-Transport-Logistique.fr | Supply Chain | publié le : 26.09.2016 | Dernière Mise à jour : 23.04.2017

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MGI a présenté son nouveau CCS Ci5 en décembre 2015. De son côté, Soget a développé S One.

Crédit photo © DR

Auteur

  • Anne Kerriou

EXCLUSIF. Les syndicats portuaires de transitaires du Havre et de Marseille, le STH et le STM, ont claqué la porte de TLF Overseas et s'apprêtent à créer une nouvelle fédération professionnelle, la FOTF. Objet de la discorde : le projet de Cargo Community System unique.

Du conflit larvé à la guerre ouverte : le projet de Cargo Community System portuaire unique défendu par TLF Overseas sème la zizanie entre l'organisation professionnelle et deux de ses désormais ex-adhérents : le syndicat des transitaires havrais (STH) et le syndicat des transitaires marseillais (STM).


Une nouvelle fédération en cours de création

Dans un communiqué publié le 21 septembre co-signé par l'UMF (Union maritime et fluviale Marseille-Fos) et l'UMEP (Union maritime et portuaire du Havre), le STH et le STM avaient annoncé qu'ils quittaient TLF Overseas et allaient "s'organiser ensemble avec toutes les associations ou entreprises qui souhaiteraient les rejoindre".

Les choses n'ont pas traîné. Selon nos informations, une nouvelle fédération est en cours de création : la FOTF (Fédération des organisateurs de transport de France). Fruit du hasard ou pas, cet acronyme mélange les initiales de TLF (Transport et Logistique de France) et de son ancêtre la FFOCT (Fédération française des organisateurs et commissionnaires de transport).

Les statuts devraient être déposés dans quelques jours. "Fondée par le STH et le STM, cette fédération sera ouverte à tous", tient à préciser Stéphane Salvetat, président du STM.


Divergences sur l'évolution des CCS

Le conflit à l'origine du divorce entre TLF Overseas et les syndicats de transitaires porte sur le "Cargo Community System" portuaire. "Jusqu'à présent, il existait un seul CCS, AP+, géré par MGI à Marseille et Soget au Havre. Il y a deux ans, nous avons appris que ces deux sociétés partaient sur des voies divergentes pour concevoir un successeur au système actuel. Ce n'est pas ce que souhaitent les clients", souligne le président de TLF Overseas, Herbert de Saint-Simon.

L'organisation professionnelle plaide clairement pour un Cargo Community System unique et a pris une succession d'initiatives pour défendre cette option. Une attitude que déplorent le STH et le STM en affirmant avoir été totalement tenus à l'écart. "Si TLF Overseas avait compris les intérêts des places portuaires, on n'en serait pas là", affirme Stéphane Salvetat.


Des griefs multiples

Plus favorables à la notion de convergence des systèmes qu'à un système unique, les syndicats de transitaires du Havre et de Marseille expriment notamment trois griefs à l'encontre de TLF Overseas :

  • "avoir demandé à leur consultant informatique une note visant à démontrer que le travail de rapprochement entre Soget et MGI n'était qu'une posture de façade"
  • "avoir commandé une étude à un cabinet d'avocats pour préparer le cadre juridique d'un appel à projets pour un CCS unique"
  • "avoir réuni fin juillet les fédérations d'armateurs, chargeurs, manutentionnaires et administration, ainsi que les représentants de la mission gouvernementale sur les CCS pour faire valider un éventuel plan d'action".


Un divorce consommé

TLF Overseas ne nie pas l'existence de ces études et réunions, mais en relativise la portée. Selon un communiqué publié par l'organisation professionnelle le 22 septembre, la note du consultant informatique, "à usage interne", n'avait ainsi pour but que "d'éclairer les choix techniques de Soget et MGI".

Sur le cadre juridique, TLF Overseas conteste la notion "d'appel à projets". Il faut organiser la gouvernance du CCS pour "dialoguer efficacement avec les éditeurs", d'où l'idée de créer un comité d'utilisateurs. "Nous nous sommes interrogés sur la forme juridique qui pourrait être la plus pertinente, mais aucune décision n'a été prise", affirme Herbert de Saint-Simon.

Le divorce, en tout cas, est manifestement consommé. "La seule chose que je regrette pour la profession, c'est que nous allons perdre en représentativité vis-à-vis des pouvoirs publics, avec le risque de se voir imposer des solutions faute d'avoir pu s'entendre", avertit Herbert de Saint-Simon.

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