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Faillite d’Hanjin Shipping : l’AUTF reste vigilante

Logistiques Magazine | Supply Chain | publié le : 20.09.2016 | Dernière Mise à jour : 24.06.2017

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Les industriels étaient nombreux à s’inquiéter de ne pouvoir faire face aux deux pics de consommation de fin d’année que sont Thanksgiving et Noël.

Crédit photo © Hanjin

Auteur

  • Luc Battais

La faillite de l’armement sud-coréen Hanjin Shipping a déclenché une vive inquiétude chez les industriels aux Etats-Unis. En France, au moins dans un premier temps, les chargeurs de l’AUTF dressent aujourd’hui un bilan de la situation plutôt rassurant.

Quand fin août l’armement Hanjin shipping, transporteur maritime de conteneurs, s’est mis sous la protection de la loi sur les faillites, la presse américaine s’est immédiatement fait l’écho de déclarations catastrophistes.

Les industriels étaient nombreux à s’inquiéter de ne pouvoir faire face aux deux pics de consommation de fin d’année que sont Thanksgiving et Noël faute de pouvoir récupérer à temps les conteneurs confiés à Hanjin.

Car en cas de défaillance d'un armateur, le premier réflexe de ses créanciers est de faire main basse sur les conteneurs et les navires. Samsung Electronics estimait ainsi que la défaillance d'Hanjin menaçait l'acheminement d'un millier de ses conteneurs pour une valeur totale de la marchandise de 38 M$.


Récupérer les marchandises

Pour limiter ce risque, les industriels, à l'instar de la plupart des grandes marques de textile se sont tournés en masse vers le transport aérien. Dans ce contexte  la principale question pour les chargeurs était de savoir comment ils allaient récupérer les marchandises chargées à bord des conteneurs confiés à Hanjin.

Trois cas de figure se présentaient alors : les conteneurs Hanjin chargés sur les navires Hanjin, les conteneurs Hanjin chargés sur les navires des autres membres de l’alliance et les conteneurs des autres membres de l’alliance chargés sur les navires Hanjin.

Pas simple, car la défaillance de l’armateur a  provoqué la dénonciation immédiate des accords d’alliance, des blocages conservatoires des navires et des conteneurs dans les ports, tandis que les navires qui le pouvaient ont tenté de retourner en Corée du Sud pour éviter les saisies.


Une décision de justice fin novembre

L’armateur, dont l’avenir devrait être connu le 25 novembre après la décision d’un tribunal, a obtenu par voie judiciaire dans un certain nombre de pays (États-Unis, Grande-Bretagne, Japon) que les marchandises et les navires ne soient pas saisissables, mais dans ces situations complexes le diable est dans les détails. 

Pour les conteneurs à destination de la France, les conséquences de la faillite d'Hanjin semblent moins importantes qu'aux Etats-Unis.


Une pratique illégale

Selon Fabien Becquelin, directeur des transports internationaux de l’AUTF, l’explication tient au fait que plus de la moitié de la capacité de transport de Hanjin était alignée sur le range Asie-Etats-Unis et que les ports européens, notamment les ports français, étaient majoritairement desservis par des navires des autres membres de l’alliance CKYHE à laquelle appartient Hanjin.

En outre,  Fabien Becquelin raconte que des tribunaux saisis en Europe ont déclaré illégale la pratique de certains ports du Benelux qui dans un premier élan ont divisé la dette de Hanjin à leur égard par le nombre de conteneurs de l’armateur présents sur leurs terminaux, demandant aux chargeurs qui souhaitaient récupérer leur marchandise de payer cette soulte.


Le paiement des THC

La pratique la plus courante désormais, toujours selon l'AUTF, serait le paiement des THC (coût de la manutention portuaire) additionnés d’une caution sur le retour des conteneurs vides, et il ne serait question au total que de quelques centaines de conteneurs.

Reste que même si les chargeurs de l’AUTF ne semblent pas aujourd’hui faire globalement état de situations calamiteuses, plusieurs industriels subissent des situations tendues à l’importation notamment.

La discrétion semble la règle pour l’instant chez ces industriels  à l’instar des distributeurs américains Target, WalMart, JC Penney qui ne s’expriment pas sur le sujet ou de la Toy Shippers Association qui a refusé de répondre à nos questions alors que ses adhérents fabricants ou distributeurs de jouets réalisent la moitié de leur chiffre d'affaires en fin d'année.

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