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Dominique Bussereau défend son bilan aux Transports

L'Officiel des Transporteurs | Politique | publié le : 12.11.2010 | Dernière Mise à jour : 02.01.2018

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Dominique Bussereau a occupé un poste ministériel durant huit ans et sept mois dans trois gouvernements différents.

Crédit photo © DR

Nommé en juin 2007 au secrétariat d'État aux Transports et à la veille de passer la main, Dominique Bussereau a dressé dans un entretien exclusif à l'Officiel des transporteurs un bilan de son action (états généraux, éco-redevance PL), sans oublier quelques regrets. 

L'Officiel des transporteurs : Connaissez-vous votre successeur et quelles consignes lui laisserez-vous ?

Dominique Bussereau : "Je ne connais pas mon successeur, donc il n'y aura pas de consignes. Le choix de l'homme sera évidemment important mais compte aussi l'architecture du prochain gouvernement."


Les noms d'Hervé Mariton et Louis Nègre circulent pour vous succéder. Qu'en dites-vous ?

"Cela dépend de la structure ministérielle qui sera retenue et du périmètre : environnement, écologie et transports, ou industrie et transports, ou aménagement du territoire et transports. Un certain nombre de parlementaires travaillent dans le domaine des transports et s'y intéressent. Les noms qui circulent sont des gens de qualité. Ils m'ont contacté pour avoir mon appui. En fait, les alchimies d'un remaniement ne sont pas seulement liées aux compétences techniques des personnes."


La FNTR milite pour la création d'un ministère des transports de plein exercice. TLF souhaite que les Transports soient rattachés à l'Industrie. Qu'en pensez-vous ?

"Le ministère de l'Écologie et de l'environnement est une création qui, à l'origine, avait été prévue pour Alain Juppé en mai 2007 et dont Jean-Louis Borloo a hérité en juin 2007. J'ai vu que certains pensaient qu'on pouvait rapprocher les transports de l'industrie. On peut aussi les rapprocher de l'aménagement du territoire. Associer environnement et transport est plutôt une bonne idée. Je l'avais dit à Nicolas Sarkozy pendant la présidentielle de 2007. Les transports modernes, y compris routiers, contribuent à l'amélioration de l'environnement. Même si le mode routier est critiqué, il est loin du camion puant l'huile et l'essence d'il y a 30 ans. On peut aussi envisager les transports avec l'industrie, le commerce extérieur ou l'aménagement du territoire. Au final, c'est un choix du président de la République et du futur Premier ministre."


Quel regard portez-vous sur les états généraux du transport routier, que vous avez initiés en janvier 2010 ?

"Je suis satisfait du déroulement des états généraux. Nous avons organisé plus de 50 réunions, qui font parler entre eux des gens qui n'en avaient pas forcément l'habitude. Le passage au scanner du TRM, dans un cadre imaginatif et utile, était nécessaire. Il sortira des états généraux une feuille de route pour la profession mais aussi pour l'État."


Pensez-vous que l'accord social signé en décembre 2009 a divisé le patronat routier ?

"Il y avait de vrais risques de blocages, en plein mois de décembre, et on ne pouvait pas laisser la situation se dégrader. Il était de notre devoir de sortir par le haut et nous l'avons fait, même si je comprends les difficultés des entreprises."


Le nom du consortium choisi pour l'écoredevance PL sera bientôt connu. Le délai en 2012 sera-t-il respecté ?

"L'opérateur sera connu au plus tard au début 2011. Vu les difficultés techniques pour déployer le système sur le réseau autoroutier gratuit, les routes nationales et les routes départementales, il faudra une performance technique pour tenir le délai d'entrée en vigueur en 2012. Conformément au souhait de l'Assemblée nationale précédente en 2007, l'expérimentation alsacienne commencera au début 2012. Dans le choix du consortium, au delà du critère de qualité technique du dispositif, il faut choisir le système qui aura le moins de coûts de gestion possible. En sachant que le produit collecté sur les routes départementales sera affecté aux conseils généraux, déduction faite des frais de gestion. L'écoredevance intéresse les départements, lesquels pourront faire des efforts supplémentaires sur les infrastructures routières."

→ Lire la suite de cette interview dans l'Officiel des transporteurs n°2572 du 12 novembre 2010 "Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux Transports : "le passage au scanner était nécessaire"

Propos recueillis le 9 novembre 2010 à Paris par Benoît Barbedette et Louis Guarino

Auteur

  • B. Barbedette et L. Guarino

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