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Rail-route

Novatrans dans la tourmente

L'Officiel des Transporteurs | Transport combiné | publié le : 16.06.2014 | Dernière Mise à jour : 27.09.2017

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Delphine André, présidente du Groupe Charles André, et Alexandre Gallo, ex directeur général, en arrière-plan.

Crédit photo © David Delion

Auteur

  • Carine Sai

Le Groupe Charles André vient de remercier Alexandre Gallo, directeur général de Novatrans. La question de la stratégie se pose pour le leader français du transport combiné rail-route.

Orage au sein de l'entreprise de transport combiné. Alexandre Gallo, le directeur général de Novatrans, a été limogé en mai par Delphine André, la présidente du Groupe Charles André (GCA).

Le géant du transport, actionnaire principal de l'opérateur, avait choisi Alexandre Gallo – alors président de Greenmodal, holding regroupant les filiales multimodales de CMA CGM – pour réorganiser avec Jérôme Minfray, à la présidence, l’entreprise rachetée à SNCF Geodis en mars 2013. Une mission accomplie puisque les terminaux bénéficient d’une nouvelle organisation, avec notamment la séparation des activités de ligne et de terminaux, et que le dialogue social a été réinstauré (la reprise de seulement 110 salariés sur 257 avait provoqué quelques tensions lors du rachat).


Divergences sur la stratégie

Jérôme Minfray, contacté, n’a pas souhaité communiquer dans l’immédiat mais leur tandem de tête n’est pas mis en cause dans ce départ.

Le désormais ex-Dg aurait purement payé les conséquences d’une "incompatibilité d’humeur" et une "divergence" de vision dans le développement de l’opérateur rail-route avec Delphine André. Malgré une gouvernance indépendante dans les statuts, l’ensemble des décisions resterait aux mains du groupe drômois. Selon un administrateur, la présidente de GCA, réputée dure mais "courageuse d’avoir repris Novatrans", veille de près sur l’entreprise, laissant peu de latitude au Dg.


Un marché morose

Alexandre Gallo se verrait par ailleurs reprocher de mauvais chiffres. Pourtant les résultats 2013, présentés prochainement, devraient dégager un résultat net positif de 830 000 euros contre une perte de près de 21 millions d’euros en 2012 (pour 77 M€ de chiffre d’affaires).

Le premier trimestre 2014 a souffert d’un marché morose, et même GCA ne respecterait pas les volumes de flux à fournir à Novatrans. En attendant, l’opérateur a décidé de "suspendre" certains trains comme le Perpignan-Paris. T3M (34), premier concurrent surpris, affirme voir d’anciens clients revenir et remplir ses trains. [...] En attendant la nomination d’un nouveau directeur général, Novatrans, comme tous les autres transporteurs de combiné rail-route ou rail-fleuve, doit se plonger dans ses comptes pour combler le trou dans la trésorerie dû à l’aide au coup de pince de 2013 qui ne vient toujours pas.

> Lire aussi dans L'Officiel des Transporteurs n°2742 du 13 juin 2014 : Aides au coup de pince : paroles, paroles… (accès réservé abonnés)

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