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"Le congé de fin d'activité est une vitrine pour le transport routier"

L'Officiel des Transporteurs | Routier | publié le : 09.06.2010 | Dernière Mise à jour : 28.07.2017

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Daniel Hedelin, du Fongecfa : ''La profession s'est montrée suffisamment adulte pour ne pas laisser sur le bord de la route ceux qui arrêtent leur carrière à 55 ans''.

Crédit photo © Bruno Mazodier

Auteur

  • Anne Madjarian

À l'heure où le débat sur les retraites bat son plein, l'Officiel des transporteurs interroge Daniel Hedelin, président du conseil d'administration du Fongecfa qui gère le congé de fin d'activité des conducteurs routiers.

Le Fongecfa vient d'accueillir son 20 000ème bénéficiaire depuis la mise en place du congé de fin d'activité (CFA) en 1997. Quel bilan tirez-vous ?

Daniel Hedelin : Environ 15 000 entreprises cotisent au Fongecfa représentant un effectif de 222 000 conducteurs. Chaque année, 2 000 d'entre eux exercent leur droit au CFA. Le niveau de croisière a été atteint depuis 5 ou 6 ans. Le conseil paritaire a bien géré les choses. L'obligation de contrepartie d'embauche, respectée à 98%, est contrôlée avec la plus grande rigueur. Un autre point me paraît positif : le Fongecfa ne subit pas de guéguerres internes.


Comment se porte le dispositif au plan financier ?

La profession a su concevoir un système équilibré entre les partenaires sociaux – les salariés et les entreprises ont versé 119 millions d'euros en 2009 – et l'État dont la contribution (90 millions€) n'est pas indécente. Nous nous attendons à une baisse de régime dans le temps. Avec des parcours professionnels plus discontinus, moins de conducteurs pourront justifier de 25 années de conduite. Les classes d'âges liées au "baby boom" sortiront quant à elles du dispositif. Conjugués à l'érosion naturelle du nombre d'entreprises, ces facteurs entraîneront une réduction du volume de bénéficiaires. Le régime pourrait donc devenir un peu excédentaire.


Comment voyez-vous l'avenir du CFA ?

Les pouvoirs publics sont conscients du fait que ce régime est très emblématique aux yeux des partenaires sociaux, en particulier à ceux des salariés. Il ont compris qu'y toucher risquerait de mettre le feu. D'autant que le CFA règle en partie (pour les conducteurs de + 3,5 t) la question de la pénibilité. Malgré les améliorations apportées au matériel, le travail de nuit demeure pénible, les livraisons en ville aussi.

La profession s'est montrée suffisamment adulte pour ne pas laisser sur le bord de la route ceux qui, par nécessité physiologique ou par choix, décident de mettre un terme à leur carrière à 55 ans révolus. Il s'agit aussi d'une belle vitrine et d'un élément attractif pour le secteur. Comme les autres avantages sociaux que sont la retraite, la prévoyance, l'inaptitude à la conduite et, bientôt, la mutuelle. Car je ne pense pas que nous puissions échapper à l'obligation, imposée par l'État, de mutualiser. L'important étant d'agir dans la sérénité.

Propos recueillis par Anne Madjarian

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