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Jour J pour l’écotaxe basque espagnole

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 08.01.2018 | Dernière Mise à jour : 09.01.2018

Les entreprises dont les camions sont déjà équipés de badge de télépéages espagnols seront prélevées automatiquement.

Crédit photo Adobe Stock

Malgré les protestations des transporteurs espagnols, la province basque du Guipuzkoa a tenu à instaurer la première écotaxe d’Espagne. Depuis ce mardi, les camions de plus de 3,5 t sont taxés sur une vingtaine de kilomètres lorsqu’ils parcourent la Nationale-1 au départ d’Irun.

L’Espagne tient finalement sa première écotaxe. La province basque du Guipuzcoa l’avait annoncé la semaine dernière à Saint-Sébastien : le nouveau système de péage destiné à taxer les camions circulant sur une vingtaine de kilomètres de la Nationale 1 va entrer en fonction ce mardi 9 janvier 2018. Cette route, qui relie la ville frontière d’Irun à Burgos, était jusque-là gratuite pour les poids lourds.

0,34 € par kilomètre d’Irun à Etzegarate

Désormais, les camions de plus de 3,5 tonnes qui sortiront de l’autoroute pour emprunter cet itinéraire très fréquenté devront payer en moyenne 0,34 € par kilomètre d’Irun à Etzegarate, soit le double de ce qu’ils payent sur l’autoroute. Cette mesure est destinée à alléger le trafic et à le reporter sur les autoroutes toutes proches AP-1 et 1P-8. Selon des tests réalisés par Bidegi, l’exploitant des autoroutes payantes – qui sera également celui de l’écotaxe –, sur une semaine type, 12 000 camions empruntent la N-1 chaque jour, dont 56 % d’étrangers (Portugal 24,2 %, France 4,7 %, Pologne 4,4 % et Roumanie 4,2 %).

Un mouvement de grève suivi à 60 %

La taxe doit rapporter 9 millions par an. Les transporteurs routiers, regroupés sous l’égide du Comité national du transport routier (CNTC), ont bien tenté de faire infléchir la province, en déclenchant une semaine de grève et de blocage la première semaine de janvier. Mais ce mouvement n’a été suivi "qu’à 60 %" car il manquait notamment deux fédérations de transport basque du Guipuzkoa. Ces dernières ont finalement décidé de ne pas rejoindre le blocage, ne souhaitant pas entrer en conflit avec leurs institutions de tutelle et préférant donner toutes leurs chances aux négociations en cours, qui portent notamment sur des aspects tarifaires.

Télépéage

Les entreprises dont les camions sont déjà équipés de badge de télépéages espagnols seront prélevées automatiquement : le tout doit normalement s’opérer en toute transparence, a promis Bidegi. Les autres entreprises devront demander à leurs chauffeurs de stopper devant des bornes dédiées sur la Nationale-1 pour ne pas payer des amendes au tarif dissuasif (de 150 € à 2 000 €, voire plus en cas de récidive). Il est également possible de déclarer en ligne ses véhicules non équipés de badge sur le site de l’exploitant Bidegi.

Auteur

  • Grégoire Hamon

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