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Jean-Sébastien Léridon, Relais Colis : "Dans 5 ans, une partie de nos livraisons dans Paris s’effectuera peut-être par métro, RER, voire par bus"

L'Officiel des Transporteurs | Routier | publié le : 12.09.2017

Jean-Sébastien Léridon, directeur de Relais Colis.

Crédit photo DR

Depuis un an, Relais Colis a amorcé une refonte de son modèle commercial au travers, notamment, de la création de nouveaux hubs et d’une double conversion à l’express et aux petits sites. Jean-Sébastien Léridon, directeur de Relais Colis, revient sur les projets multimodaux auxquels il croit.  

L’Officiel des Transporteurs : Où en êtes-vous de votre projet avec la RATP ?

Jean-Sébastien Léridon : Avec la RATP nous avons lancé un test. On nous a installé des points de retrait (en gare de Bobigny et Neuilly-Plaisance, en région parisienne) sur ce qu’ils appellent des hubs passagers, qui sont des centres de transit importants entre RER, métro et bus. Ce concept (7 h 30 - 20 h 30, 6 j/7) fonctionne beaucoup mieux que la consigne, grâce au contact humain.
 

L’O.T : Quels sont les premiers résultats de cette expérience ?

J.S. L. : Il y a eu un décollage rapide. Là où il faut 2 mois pour qu’un relais monte en puissance, dès les 15 premiers jours nous avons constaté l’existence de flux importants. La RATP nous a annoncé que les stations de Bobigny et Neuilly-Plaisance drainent le passage de 120 000 personnes par jour, l’équivalent d’un gros hypermarché un samedi. Nous sommes engagés sur un pilote de 6 mois, nous verrons à ce moment-là.
 

L’O.T : Quelles sont vos pistes de développement ?

J.S. L. : Il existe plein de pistes. Pour notre part, nous sommes pour le moment encore en phase de recherche de dépôts et de véhicules non polluants bien sûr. Mais je pense que cela ne suffira pas. Nous disposons d’une infrastructure ferroviaire qui est très utilisée aux heures de pointe mais peu en journée. Nous pensons qu’il sera nécessaire de l’ouvrir au fret.

Personnellement, je ne serais pas surpris que, dans les 5 ans, une partie de nos livraisons dans Paris s’effectue au travers de ces rames de métro, de RER, voire même par bus. S’il fallait des candidats pour mener ce type d’expérimentations dans Paris, nous serions dans les starting-blocks.
 

 Article extrait de l'Officiel des Transports n° 2892 du 8 septembre.

Auteur

  • Slimane Boukezzoula

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