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Auvergne-Rhône-Alpes : des aides pour le transport par hydrogène

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 11.01.2018 | Dernière Mise à jour : 11.01.2018

Pour l’instant, l’aide à l’acquisition de véhicules est destinée à des engins de 2,5 à 3,5 t – notamment des utilitaires, avec un montant de 12 000 € par véhicule.

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La région Auvergne-Rhône-Alpes met en place des aides pour l’acquisition d’utilitaires fonctionnant à l’hydrogène, avec l’idée de devenir une région d’excellence sur cette énergie. La Poste, mais aussi des PME comme le transporteur Delmonico Dorel se montrent intéressées.

Après le GNV, voici l’hydrogène. La Région Auvergne-Rhône-Alpes a décidé de créer une filière d’excellence autour de l’hydrogène en lançant le projet Zero Emission Valley. Il s’agit de déployer une flotte de 1 000 véhicules, alimentés par un réseau de 20 stations de recharge, et 15 électrolyseurs pour produire de l’H20. En outre, l'objectif est aussi de construire un partenariat public/privé autour de grandes entreprises et de startups du territoire.

Des utilitaires et des gros porteurs à terme

Pour l’instant, l’aide à l’acquisition de véhicules est destinée à des engins de 2,5 à 3,5 t – notamment des utilitaires Kangoo ZE H2 développé par Symbio-, avec un montant de 12 000 euros par véhicule. Toutefois, la région souhaite attirer des constructeurs de véhicules de plus lourd tonnage. "L’offre est adaptée aux utilitaires voire aux petits camions qui peuvent servir de relais de livraisons, et nous travaillons sur l’intégration de gros porteurs", indique Frédéric Poignard, attaché de presse de Laurent Wauquiez, le président de la région.

Ce projet est censé mettre fin au fameux "dilemme de l’œuf et la poule" (d’un côté les constructeurs refusent de fabriquer des véhicules en série tant que l’État ne s’engage pas à mailler le territoire national en stations de recharge hydrogène, et de l’autre l’État refuse de débloquer des fonds tant qu’il n’y a pas de voitures).

Le budget global du projet est évalué à 70 millions d'euros, avec une participation de la région à la hauteur de 15 millions, et des contributions d’entreprises. On retrouve des PME régionales spécialisées dans l’hydrogène comme McPhy, Symbio et Atawey, des grands groupes comme Michelin, Air Liquide et Engie (qui sont également au capital de Symbio) ou encore GRT gaz.

Ne pas se retrouver bloqués hors des centres-villes

Parmi les entreprises clientes intéressées, on retrouve par exemple la Poste, des transporteurs de voyageurs comme Transdev et CarPostal France (filiale de CarPostal Suisse), des collectivités et pour l’instant un transporteur de marchandises indépendant (départements 26 et 38), l’entreprise Delmonico Dorel qui possède une flotte de 36 camions destinées à approvisionner le marché régional en matériaux pour les chantiers du bâtiment et des travaux publics.

"Cette démarche s’inscrit dans notre politique destinée à faire diminuer nos émissions de CO2. Nous avons souscrit à la charte et nous souhaitons étudier toutes les pistes. Si l’hydrogène peut offrir de bonnes performances et une bonne autonomie, pourquoi ne pas le tester ? Nous voulons rester à l’écoute d’autant plus que nous effectuons de nombreuses livraisons de chantier en centre-ville, nous ne voulons pas nous retrouver bloqués un jour par des mesures anti-diesel", explique Mathieu Cambrichon, animateur Santé, sécurité et environnement chez Delmonico Dorel.

L’entreprise a pu tester un porteur GNC l’été dernier mais l’essai ne s’est pas montré très concluant. "Nous avons rencontré des soucis en terme d’autonomie, ainsi qu’une puissance plus faible ce qui n’était pas évident pour une benne. Mais les stations d’approvisionnement se multiplient et nous souhaitons faire un essai de plus longue durée", souligne Mathieu Cambrichon.

L’entreprise a également regardé du côté de l’installation d’un méthaniseur et a testé avec succès l’installation d’un éconokit sur un moteur diesel, qui permet d’augmenter l’efficacité de la combustion avec de l’eau déminéralisée. "Nous avons noté une diminution de consommation de 7 à 8 %, c’est aussi une manière de faire diminuer nos émissions de CO2", observe M. Cambrichon.

Auteur

  • Grégoire Hamon

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