Menu

Alliance du routier : des députés européens dénoncent un acte de protectionnisme

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 27.02.2017 | Dernière Mise à jour : 13.09.2017

Crédit photo

Auteur

  • Anne Kerriou

Mettre un terme au protectionnisme et lever les incertitudes sur le salaire minimum : 58 parlementaires européens ont adressé une lettre ouverte à la commissaire aux Transports, Violeta Bulc, pour porter cette double revendication.

La contre-offensive n'a pas tardé. Quelques jours après le lancement de l'Alliance du routier, une initiative qui rassemble neuf pays européens décidés à harmoniser les réglementations et améliorer les pratiques de contrôle dans le transport routier, les pays de l'Est ont réagi.  À l'initiative de parlementaires slovaques, bulgares et lettons, membres du groupe des Conservateurs et Réformistes européens (ECR), une lettre ouverte a été adressée mi-février à la commissaire en charge des Transports, Violeta Bulc.

"Le combat contre le soi-disant dumping social n'est rien d'autre qu'un acte de protectionnisme qui nuit au marché unique et réduit la concurrence", s'insurge le député letton Roberts Zile, vice président du groupe ECR et membre de la commission des transports et du tourisme.

Le SMIC dans le collimateur

Signée par 58 députés, la lettre s'en prend également à l'application du SMIC aux chauffeurs routiers étrangers, instaurée en France et en Allemagne. "Ces pays protègent leurs marchés locaux contre les transporteurs routiers des autres États membres, ce qui entrave la libre circulation des marchandises et la liberté de prestation de services", estime le député slovaque Richard Sulik.

Une accusation qui semble quelque peu exagérée, quand on voit l'évolution des parts de marché du pavillon français en particulier.

La décision de la Commission très attendue

En revanche, une autre revendication semble plus audible : les parlementaires demandent à la Commission de mettre rapidement un terme à l'incertitude juridique qui plane sur la légalité de l'application du SMIC.

"La Commission ne s'est toujours pas prononcée, deux ans après avoir engagé une procédure d'infraction contre l'Allemagne (1). En l'absence de décision, une approche similaire vers davantage de protectionnisme a maintenant été adoptée aussi par l'Autriche", regrettent les parlementaires.

(1) La Commission a également engagé une procédure contre la France en juin 2016.

Thème(s) associé(s)

Social

Les plus lus

Abonnez-vous

Pour rester au coeur de votre métier, profitez dès maintenant de l'accès numérique au site www.actu-transport-logistique.fr en vous abonnant à L'Officiel des Transporteurs ou à Logistiques Magazine.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format