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Corse

SNCM : la colère de Stéphane Baudry, président d'Eurotranspharma

L'Officiel des Transporteurs | Maritime | publié le : 08.01.2016 | Dernière Mise à jour : 08.01.2016

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Stéphane Baudry, président d'Eurotranspharma.

Crédit photo © DR

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  • Slimane Boukezzoula

La tension reste vive sur les quais du port de Marseille. Des marins CGT de l'ex-SNCM s’opposent à la mise en service d’un navire affrété par Corsica Maritima. Stéphane Baudry, patron d’Eurotranspharma, présent au tour de table du consortium, dénonce un coup porté "à la liberté d’entreprendre".

Stéphane Baudry, patron d’Eurotranspharma, se dit "écœuré". Écœuré par la tournure que prennent les événements dans le Port de Marseille. L’homme, et le chef d’entreprise qu’il est, s’était déjà déclaré écœuré, en novembre 2015, lorsque le tribunal de commerce de Marseille avait décidé de confier l’avenir de la SNCM au transporteur corse Patrick Rocca, sous le coup pourtant de multiples condamnations judiciaires, au mépris d’autres offres de reprise, notamment celle de Corsica Maritima. Ce consortium regroupe 15 entrepreneurs corses (une majorité de chargeurs et deux transporteurs, sans compter une centaine de petits actionnaires) ainsi qu’un transporteur continental, le groupe Eurotranspharma (63), dont il est le président.

Stéphane Baudry dit assister, impuissant, à l’interdiction de circuler qui est faite au bateau danois que le consortium a affrété pour relier Bastia. Depuis plusieurs jours, des militants de la CGT, "encagoulés", insiste-t-il, empêchent le bateau de la Corsica Maritima de s’approcher du port marseillais. La situation est plus que confuse dans l’environnement du port. Selon divers témoignages, les manifestants, qui dénoncent "une concurrence déloyale" exercée par Corsica Maritima, auraient utilisé des cocktails Molotov. Ce que dément Frédéric Alpozzo, un syndicaliste, dans les colonnes du journal Corse-Matin du 6 janvier 2016.


La crainte d'une flambée des prix

Stéphane Baudry se dit "choqué" par l’absence de réaction de l’État. "On s’est présenté 6 fois pour se mettre à quai à Marseille. À chaque fois on a été accueillis par des cocktails Molotov et des baleinières destinées à nous empêcher de manœuvrer. Il y a des remorques à bord que nous devons décharger. Mais personne ne bouge, ni le préfet, ni la gendarmerie maritime", déclare Stéphane Baudry. "Un silence étourdissant vient d’être envoyé vers tous les entrepreneurs de France. Le silence des autorités et des élus de tous bords récompense le droit de détruire au détriment de celui de construire. En tant que transporteur, il me paraît indispensable de laisser agir une libre compétition pour éviter la flambée des prix de nos marchandises vers la Corse. Les billets passagers ont augmenté de 30 % l’an dernier. Sans les bateaux de Corsica Maritima, ce sera la même chose sur le fret".

Séphane Baudry l’assure : "Il n’y a aucune manœuvre malintentionnée de notre part. Nous avions annoncé dès le départ notre projet de mettre un bateau en service si notre offre n’était pas retenue", souligne le patron d’Eurotranspharma et de Ciblex (94). Corsica Maritima a par ailleurs acquis un second navire, l'Antares, en propriété, pour "assurer la continuité vers la Corse".

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