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CORSE

Interdiction de naviguer pour Corsica Linea

WK-Transport-Logistique.fr | Maritime | publié le : 01.03.2016 | Dernière Mise à jour : 26.03.2017

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Amarré à Marseille, ce soir le Corsica Linea Dui restera à quai à Bastia.

Crédit photo © NBC

Auteur

  • Nathalie Bureau du Colombier

Interdiction formelle de prendre la mer pour le roulier Corsica Linea Dui, stationné dans le port de Bastia. Dans son jugement rendu le 1er mars 2016, le tribunal de commerce de Marseille condamne le consortium d’entrepreneurs corses à une amende de 150 000 € par infraction constatée depuis le 20 novembre 2015.

Probablement à contrecœur, les patrons corses actionnaires de Corsica Maritima Holding devront charger leurs marchandises sur les navires de MCM de Patrick Rocca à compter du 1er mars 2016 et jusqu’au mois de mai.


Cesser toute activité entre Marseille et Bastia

Le tribunal de commerce de Marseille enjoint la société Corsica Linea de "cesser toute activité de transport de fret entre Marseille et Bastia pendant une durée de six mois à compter du jugement ordonnant la cession de la SNCM à Patrick Rocca" (20 novembre 2015).

La compagnie se voit également interdire de démarrer une nouvelle ligne de transport de fret entre Marseille et Ajaccio, comme elle l’avait annoncé.


Un affrètement journalier

Les juges consulaires marseillais accèdent ainsi à la demande des comités d’entreprise de la SNCM, de MCM et à la requête des administrateurs judiciaires de la SNCM qui avaient saisi en référé le tribunal pour exercice d’une activité concurrente et dénoncé l’engagement de confidentialité signé en juillet 2015 par François Padrona.

Corsica Linea opère depuis le 11 janvier 2016 trois rotations par semaine entre Bastia et Marseille, en concurrence directe avec la SNCM et la Méridionale, délégataires du service public maritime sur la Corse.

Après avoir exploité le Stena Carrier, Corsica Linea a positionné le Caroline Russ. Rebaptisé Corsica Linea Dui, l’affrètement journalier de ce navire représenterait, selon nos sources, entre 10 000 € et 12 000 €.

Un clivage ravivé

Pour les salariés de MCM, si cette décision est "un soulagement elle intervient un peu tardivement". Selon eux, le préjudice ne porte pas seulement sur la perte de quelque 20 % du fret, il concerne également les modalités du plan de financement de MCM par la Caisse d’Epargne.

"L’arrivée de Corsica Linea a généré un conflit en alimentant les clivages entre les Corses et le port de Marseille. Cette ligne a également accéléré et faussé le débat de l’avenir de la desserte maritime de la Corse", a commenté Pierre Maupoint de Vandeul, représentant de la CFE-CGC.

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