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Corse

Corsica Maritima chasse sur les terres de la DSP

Actu-Transport-Logistique.fr | Maritime | publié le : 05.01.2016 | Dernière Mise à jour : 24.04.2017

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Le Stena Carrier est exploité par Corsica Maritima et Daniel Berrebi, deux anciens candidats au rachat de la SNCM.

Crédit photo © NBC

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  • Nathalie Bureau du Colombier

Une nouvelle ligne de transport maritime entre la Corse et le continent a été lancée le 4 janvier à Bastia par la compagnie Corsica Linea. Mais le premier navire effectuant la traversée n'a pas pu accoster à Marseille le 5 janvier, date de la reprise officielle de l'ex-SNCM par Patrick Rocca. Récit.

Il était 8 heures ce mardi 5 janvier 2016 lorsque le roulier Stena Carrier de Corsica Linea s’est présenté au port de Marseille pour réaliser l’escale inaugurale d’une nouvelle ligne sur Bastia, concurrente à celles de l’ex-SNCM et de la Méridionale.

Affrété pour six semaines par le consortium Corsica Maritima, il avait appareillé la veille de Bastia avec 41 remorques, après une inauguration officielle en présence de quelque 500 invités. Au même moment, le Paglia Orba de l’ex–SNCM devenue Compagnie Maritime Méridionale, quittait Bastia avec une vingtaine de remorques seulement.

Le Stena Carrier, battant pavillon européen, a pour agent SATM (groupe Vicat) et Marseille Manutention pour acconier. Il est exploité par Corsica Maritima et Daniel Berrebi, deux anciens candidats au rachat de la SNCM écartés par le tribunal de commerce de Marseille fin 2015 au bénéfice de Patrick Rocca. C’est d’ailleurs le 5 janvier, que l’homme d’affaires corse, qui a signé le 4 janvier au soir la convention de subdélégation de service public avec la CMN, prend officiellement possession de l’ex SNCM.


Accueilli par une cinquantaine d'opposants

Le Stena Carrier a été accueilli à la passe nord par une cinquantaine d’opposants cagoulés qui ont lancé des fusées de détresse. Empêchés par la gendarmerie maritime de poser un filin en travers de la passe, les manifestants ont déployé deux chaloupes à la mer. "Au lieu de ralentir, le navire a accéléré en faisant passer l’embarcation sur le bulbe au risque de faire chavirer les marins", explique Frédéric Al Pozzo, au nom de la CGT navigants SNCM.

C’est alors qu’a débuté une véritable chasse au navire, qui s’est présenté tout d’abord au terminal roulier sud. Dans l’incapacité d’accoster face à la mobilisation des manifestants, il a gagné le terminal d’Arenc où, là encore, il n’a pu s’amarrer. Une heure plus tard, le navire a battu en retraite et s’est mis au mouillage au nord de Marseille.


"Un attaque frontale"

Pour l’intersyndicale, "cette attaque frontale (…) vise à remettre en cause le projet industriel et social retenu par la décision de justice du tribunal de commerce de Marseille, ainsi que l’avenir de la délégation de service public maritime entre Marseille et les six ports de corse que devrait relancer la Collectivité territoriale de Corse au mois de février".

Ce 5 janvier, les nouveaux représentants de la Collectivité et de l’office des transports de la Corse sont à Bruxelles. Les heures qui viennent promettent d’être décisives, les salariés de l’ex-SNCM étant déterminés à refuser l’accès au port de Marseille.

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