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Corsica Linea riposte avec les mêmes armes

Actu-Transport-Logistique.fr | Maritime | publié le : 11.01.2016 | Dernière Mise à jour : 20.08.2017

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  • Nathalie Bureau du Colombier

Ce lundi 11 janvier 2016, à midi, le Stena Carrier, navire armé par Corsica Linea, pourrait tenter à nouveau de gagner le port de Marseille. Retour sur un week-end tumultueux où les membres du consortium ont bloqué à leur tour deux navires employés sur la continuité territoriale.

Pris dans les filets de la CGT marins de l’ex-SNCM depuis une semaine, le Stena Carrier, navire armé par Corsica Linea, pourrait faire une nouvelle tentative ce lundi 11 janvier 2016 à midi pour gagner le port de Marseille sans garantie toutefois ni des forces de l’ordre, ni d’être travaillé par les dockers.

Samedi 9 janvier 2016, au petit matin et fort d’une décision d’une justice interdisant à la CGT de faire entrave au Stena Carrier, le navire a fait une énième tentative pour franchir la passe nord du GPMM. Face à la présence de chaloupes et de radeaux de survie du Danielle Casanova (ex-SNCM), il a fait machine arrière sous le regard des gendarmes maritimes qui, depuis le 5 janvier, observent la bataille navale sans toutefois intervenir sur le plan d’eau.

Au même moment, la CGT appelait les marins à faire respecter la décision du TGI de Marseille. Au même moment également, Patrick Rocca, à la tête de MCM, proposait la mise en place d’un service minimum et l’organisation d’une table ronde. Un vœu pieu…

Œil pour œil, dent pour dent

Exaspérés par l’inaction des pouvoirs publics, les membres du consortium Corsica Linea ont répondu œil pour œil, dent pour dent, en bloquant dès samedi après-midi le Jean Nicoli à Ajaccio et en empêchant l’accostage du Girolata à Bastia, avec à bord du fret et des passagers.

Après quelques heures de retard le cargo-mixte de la Méridionale, qui a accosté vers midi, s’est retrouvé également otage d’un conflit censé opposer l’ex-SNCM à ses nouveaux concurrents de Corsica Linea. Du côté de la Méridionale, on déplore une situation qui devient "complètement illisible". Déjà, le 26 novembre 2015, le Girolata avait été otage des marins CGT SNCM dans le cadre des négociations du plan social sans que les forces de l’ordre n’interviennent sur les quais.

La Commission européenne veille...

Depuis une semaine, les dirigeants de Corsica Linea réclament l’intervention des pouvoirs publics pour sécuriser l’accostage du navire. Cependant, la gendarmerie et les CRS tardent à intervenir, redoutant la loi des quais… Samedi, près des chaloupes du Casanova, des agents du GPMM lançaient un avertissement : "Si les forces de l’ordre interviennent, nous stoppons l’activité dans les bassins Est et Ouest".

Sollicités, le port, la Préfecture des Bouches-du-Rhône et le secrétariat d’État aux transports gardent le silence tandis que la Commission européenne, qui "suit très attentivement la situation", rappelle les principes fondamentaux du marché intérieur de "libre circulation et de libre prestation des services maritimes".

Bruxelles souligne en outre que "le règlement européen sur le cabotage permet à tout armateur de l’Union d’accéder à tous les marchés de cabotage maritime pour autant que certaines conditions soient remplies (Obligations de service public, ndlr)".

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