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Des péniches de fret électriques entre Anvers et les Pays-Bas

Actu-Transport-Logistique.fr | Fluvial | publié le : 16.01.2018 | Dernière Mise à jour : 17.01.2018

Ces navires seront équipés de "piles" au lithium d’une taille forcément hors normes : la batterie des petites péniches, de la taille d’un conteneur de 20 pieds, possède une autonomie de 15 h alors que celle du plus grand modèle, de la taille de quatre conteneurs, peut garantir une navigation de 35 heures.

Crédit photo Omega Architects

La société néerlandaise Port-Liner fabrique des péniches à motorisation électrique pour transporter de la marchandises entre la Belgique et les Pays-Bas. La première circulera cet été avant une livraison de 7 autres navettes fin 2018.

Une première péniche électrique de transport de fret devrait circuler cet été entre les Pays-Bas et le port d'Anvers. La société néerlandaise Port-Liner construit en effet une dizaine de péniches à motorisation électrique, en partie grâce à une subvention européenne de 7 millions d'euros (sur un coût d’investissement total de 55 millions), révèle notre confrère belge De Tijd.

Port-Liner entend livrer un premier lot de 7 navettes fluviales d’ici fin 2018 : cinq petits modèles (long de 52 m et large de 6,7 m) pouvant transporter 24 conteneurs de 20 pieds et 425 tonnes de marchandises en vrac, ainsi que deux péniches de plus gros gabarit : longues de 110 m et larges de 11,4 m de large, elles peuvent convoyer 270 conteneurs. Quatre autres grandes péniches devraient sortir des chantiers navals néerlandais d’ici le second semestre 2019.

Un pile de la taille de quatre conteneurs

Ces navires seront équipés de "piles" au lithium d’une taille forcément hors normes : la batterie des petites péniches, de la taille d’un conteneur de 20 pieds, possède une autonomie de 15 h alors que celle du plus grand modèle, de la taille de quatre conteneurs, peut garantir une navigation de 35 heures. Port-Liner indique que les batteries pourront être échangées dans les terminaux, ou bien se recharger en quatre heures.

À terme, la société n’exclut pas de passer à une propulsion hydrogène, à l’aide de pile à combustible. Les bateaux sont conçus pour naviguer de façon autonome, sans personnel, mais il est peu probable qu’ils progressent ainsi : la navigation autonome n'est pas autorisée sur la plupart des voies fluviales.

Une machinerie bien moins complexe

La machinerie étant beaucoup moins complexe qu’avec des moteurs diesel, ces navires bénéficient d’une zone de cargaison accrue de 8 %, ce qui devrait permettre d’atteindre un coût d’exploitation équivalent au moteur thermique, promet Port-Liner. Cette dernière indique avoir loué tous ses bateaux à des groupes de transport et logistique mais ne dévoile le nom que d’un seul de ses clients, la société GVT Logistics, qui a loué les 5 péniches de petit format.

Le premier navire, le "petit" modèle, sera déployé à partir du mois d’août entre Budel – la frontière belgonéerlandaise – et le port d'Anvers. Les grands navires seront pour leur part déployés entre les ports de Rotterdam, Amsterdam, Anvers et Duisbourg.

D’autres sociétés pourraient se joindre aux premiers expéditeurs puisque Port-Liner compte également se lancer dans le retrofit des barges existantes, en remplaçant les moteurs diesel par des moteurs électriques.

Auteur

  • Grégoire Hamon

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