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Le Groupe Soufflet réclame de la visibilité pour les lignes capillaires

Actu-Transport-Logistique.fr | Ferroviaire | publié le : 21.12.2017 | Dernière Mise à jour : 02.01.2018

Convoi de wagons Soufflet prêt au départ du Port de La Rochelle.

Crédit photo Olivier Constant

Le Groupe Soufflet continue de s'engager pour la pérennisation des lignes capillaires fret sur lesquelles sont implantés ses silos. Mais il souhaiterait avoir une visibilité à plus long terme des investissements qui lui sont réclamés par SNCF Réseau.

Premier collecteur de céréales à capitaux familiaux en Europe, avec 3,3 millions de tonnes collectés en France, le Groupe Soufflet continue de batailler pour que ses onze silos embranchés ferroviaires restent desservis par le rail.

Contribution demandée

À la demande de SNCF Réseau, il peut donc intervenir financièrement pour contribuer à la régénération de la ligne considérée ou à ses coûts de maintenance, voire les deux. C'est ce qui s'est produit pour le silo d'Arzembouy (Nièvre) où le Groupe Soufflet a été mis à contribution à hauteur de 700 000  pour la régénération de la ligne ainsi qu'à sa maintenance à raison de 2 € par tonne acheminée.

Un autre cas de figure prévaut pour le silo de Luyères (Aube). Alors que les travaux de rénovation de la ligne ont déjà débuté, le chargeur ne sera mis à contribution que pour la maintenance de l'infrastructure modernisée en 2018.

Des accords sont par ailleurs en cours de finalisation pour le silo de Polisot, toujours dans l'Aube. La ligne le desservant sera en travaux à partir de 2018. Le groupe paiera, là encore, pour la maintenance de la ligne dans les mêmes proportions précitées.

Durées de financement étendues

Le groupe s’intéresse aussi, dès maintenant, au silo d'Auxy dans le département du Loiret. SNCF Réseau l'a en effet prévenu que l'état de la ligne nécessitait des travaux à l'horizon 2019-2020. Une fois défini le périmètre d'intervention courant 2018, le groupe saura quels sont les engagements qui lui sont demandés.

Enfin, des discussions pourraient être entamées avec SNCF Réseau en 2018-2019 pour le devenir de la ligne capillaire desservant le silo d'Artonges (Aisne). Non alimenté actuellement par le rail, ce silo doit cependant rester opérationnel pour de futurs acheminements.

À l'instar d'autres chargeurs spécialisés dans des secteurs comme les granulats, le Groupe Soufflet souhaiterait, à l'avenir, pouvoir trouver des accords de financement d'une durée de 15 à 20 ans au lieu des 5 à 7 actuels. "Cela nous permettrait de nous projeter dans l'avenir. Car nous éprouvons de réelles difficultés pour programmer des investissements en l'absence de garantie de pérennisation à moyen/long terme des lignes sur lesquelles les silos sont implantés", explique Lionel Le Maire, Directeur des Transports du Groupe Soufflet.

Trouver des gains de productivité

Pour compenser les coûts additionnels représentés par les 2 € la tonne destinés à financer l'entretien des lignes capillaires rénovées, le Groupe Soufflet a dû trouver des gains de productivité. Le premier levier a consisté en la location de deux rames de wagons d'une masse unitaire portée à 90 t. La charge utile de chaque convoi a ainsi progressé de 150 à 200 t. Mais là où le bât blesse, c'est que toutes les lignes capillaires n'admettent pas une charge de 22,5 tonnes à l'essieu. Les gains de productivité ne sont donc que partiels en attendant la rénovation de nouvelles lignes capillaires.
Un second levier a concerné, cette fois, l'optimisation des plans de transport. Ils permettent désormais, et dans toute la mesure du possible, d'avoir des rotations Jour A pour Jour B.

Perçu par le groupe comme un mode de transport assez compétitif pour alimenter les sites portuaires, le rail devrait fortement progresser à La Rochelle le nouveau silo de Chef de Baie deviendra opérationnel au cours du premier trimestre 2018. Sa capacité de stockage sera de 60 000 tonnes. "Nous exportons actuellement 1,6 million de tonnes au départ de ce port dont 20 % sont acheminés par le rail. Avec cet investissement, notre objectif est d'atteindre les 500 000 tonnes transportées par le rail d'ici deux à trois ans", conclut Lionel Le Maire.

Auteur

  • Olivier Constant

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