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Transport ferroviaire

Fret ferroviaire : la rénovation des lignes capillaires accélère enfin

Actu-Transport-Logistique.fr | Ferroviaire | publié le : 14.12.2015 | Dernière Mise à jour : 22.04.2017

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Rénovation d'une ligne ferroviaire dans les environs de Poitiers.

Crédit photo © Olivier Constant

Auteur

  • Olivier Constant

Invitées à participer financièrement à la rénovation des lignes capillaires, aux côtés des chargeurs, les collectivités commencent à prendre leur place dans ce dispositif. La pérennisation d'une partie des lignes semble toutefois compromise.

Les différents acteurs du secteur du fret ferroviaire respirent un peu mieux depuis que de nouvelles avancées ont été réalisées en faveur des lignes capillaires. Rien de révolutionnaire cependant, puisqu'il manque toujours des sommes importantes pour finaliser la remise à niveau de ce réseau.

Le rôle stratégique de ce réseau, emprunté tant par Fret SNCF que par ses concurrents, n'est pourtant plus à démontrer. Sur les quelque 1 440 km de lignes encore circulés, il voit transiter, en effet, 18 millions tonnes de fret par an, soit 21 % du fret national.


40 M€ manquent à l'appel

Si les moyens financiers mobilisées par l'État et SNCF Réseau peuvent, à première vue, apparaître importants, ils sont néanmoins insuffisants pour rénover les 900 km de lignes prioritaires, à savoir celles qui voient passer plus d'un train de fret par semaine.

"Pour rénover l'ensemble de ces lignes, il faudrait 100 millions d'euros. Or, l'État et SNCF Réseau n'ont prévu que d'engager 60 millions d'euros sur trois ans. Il manque donc 40 millions d'euros pour finaliser toutes les opérations. Les Régions, départements, communautés de communes et chargeurs sont donc mis à contribution pour apporter le reliquat, la maintenance des lignes restant à la charge des utilisateurs", explique André Thinières, délégué général de l'association Objectif OFP.


Cinq lignes rénovées en 2016

Cinq lignes d'une longueur totale de 83,9 km, dont le trafic oscille de 145 000 tonnes à 300 000 tonnes, seront rénovées en 2016. Il s'agit de Blois-Villefrancoeur, Vendôme-Montoire, La Gorp-Bec-d'Ambès, Neufchâteau-Gironcourt et Verdun-Dugny.

Le programme devrait se poursuivre en 2017 avec la rénovation de cinq autres lignes, toutes situées en Champagne-Ardenne. Voyant passer un trafic compris entre 80 000 tonnes et 535 000 tonnes par an, elles représentent un linéaire de 236 km.

La Région Champagne-Ardenne, qui compte 429 km de lignes capillaires au total, s'est fortement mobilisée pour élaborer le tour de table financier de cette opération. Elle devrait annoncer dans les jours à venir un engagement financier global de 6 M€ pour le sauvetage des cinq lignes précitées et de trois autres parmi les plus menacées.


Un OFP terminaliste sur Oiry-Esternay ?

Parmi ces lignes figure en bonne place Oiry-Esternay. Longue de 69,8 km, cette ligne bénéficiera de 5,8 M€ de travaux au cours du premier semestre 2017. Étonnamment et alors qu'il s'agit de convaincre les chargeurs de s'engager pour de nombreuses années, la rénovation ne garantira la bonne circulation des trains que pour une durée limitée à cinq ans. D'où l'idée de mettre en place un opérateur ferroviaire de proximité (OFP) terminaliste pour assurer à la fois l'exploitation et la maintenance de la ligne. Ainsi, les coûts d'entretien de la ligne pourraient être réduits d'un tiers par rapport à ceux réalisés par SNCF Réseau et sa pérennité garantie pour 10 ans.

Le nouvel OFP Régiorail Champagne-Ardenne s'est d'ores et déjà déclaré candidat pour offrir, ainsi, une solution globale aux chargeurs. Sortant du Document de Référence du Réseau (DRR), la ligne deviendrait, ainsi, une sorte d’ITE (Installation Terminale Embranchée) longue. La décision de SNCF Réseau est attendue courant 2016.


Nouvelles inquiétudes

Les dossiers à venir de lignes moins chargées seront, en revanche, plus difficiles à défendre si de nouveaux schémas de gouvernance incluant la gestion et l'exploitation ne sont pas mis en oeuvre. En outre, les professionnels du secteur souhaitent, également, que des solutions soient trouvées pour des lignes dont le trafic est provisoirement suspendu. C'est en particulier le cas en Rhône-Alpes où deux projets de relance sont à l'étude. Le premier concerne la ligne St-Rambert-d'Albon-Beaurepaire tandis que le second est situé en Pays de Gex.

Ces bonnes nouvelles potentielles ne doivent pas faire oublier que, pendant ce temps là, des lignes voyageurs sont susceptibles d'être fermées au trafic. Cela a récemment été le cas pour Laqueuille-Le Mont-Dore. Ces lignes pourraient donc grossir à l'avenir les rangs des lignes capillaires menacées ou susceptibles d'être abandonnées.

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