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Économie

Étude : le fret ferroviaire amorce un léger redressement en 2014

Actu-Transport-Logistique.fr | Ferroviaire | publié le : 03.09.2015

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La croissance du transport combiné est proche de 25 % depuis 2011. La part des nouveaux opérateurs s'est élevée à 37 % en 2014.

Crédit photo © Olivier Constant

Porté par le dynamisme du transport international entrant et sortant, le fret ferroviaire français a enregistré une timide reprise en 2014. Les trafics restent, cependant, très loin des niveaux records des années 1970.

Si le fret ferroviaire hexagonal a amorcé une légère reprise en 2014, avec une hausse du trafic de 0,6 % à 32,217 milliards de tonnes/km, il ne le doit pas au transport national. Ce secteur a, en effet, reculé de 0,7 %, à 20,1 milliards de tonnes/km. Comme le souligne une étude publiée par le Commissariat général au développement durable, le transport national a, ainsi, "atteint le niveau le plus bas historiquement observé".


Embellie sur le combiné

Fort heureusement, les trafics internationaux entrant et sortant ont plus que compensé en progressant respectivement de 9 % et 5,7 %.

Autre motif de satisfaction, le transport combiné a continué d'augmenter (+ 8 %) et représente, à présent, 28 % du trafic. À 9,073 milliards de tonnes/km, sa croissance est proche de 25 % depuis 2011. L'ensemble de ces trafics ont été pris en charge par 18 opérateurs, y compris l'opérateur national historique, Fret SNCF. Toujours en hausse, la part des nouveaux opérateurs s'est élevée à 37 % en 2014.

L'étude révèle également que la distance moyenne des parcours des marchandises a augmenté en 2014 à 369 km (360 km en 2013), de même que le tonnage net moyen des trains (514 tonnes contre 480 en 2013).

Aussi positives soient-elles, toutes ces données ne doivent pas occulter l'état réel du fret ferroviaire français et son recul au cours des dernières décennies. Les 32,317 milliards de tonnes/km doivent être mises en parallèle avec les 74 milliards de tonnes/km de l'exercice record de 1974. À cette époque, la SNCF était seule en lice.


Montée au créneau

Ce ne sont pas les voix qui manquent pour dénoncer cet affaiblissement drastique du secteur. Et le retour à meilleure fortune n'est peut-être pas pour demain si l'on se réfère à une tribune publiée par le quotidien économique "Les Échos", cosignée par Jacques Gounon, président du groupe Eurotunnel, Alain Picard, directeur général de SNCF Logistics et Alain Thauvette, président d'Euro Cargo Rail. Soulignant que "les dernières décisions prises, telles que l'autorisation des camions de 44 tonnes et l'abandon de l'écotaxe, ne sont pas favorables au fret ferroviaire", ils précisent que "des décisions urgentes et fondamentales restent à prendre". Avec en premier lieu l'évolution des péages sur laquelle l'État doit définir sa position.

Alors que se profile une hausse des péages de 6,27 % pour l'horaire de service 2016 applicable dès décembre 2015, les trois cosignataires n'hésitent pas à agiter le chiffon rouge en soulignant que "des chiffres allant, selon certaines hypothèses, jusqu'à + 10 % par an condamneraient définitivement le transport ferroviaire et le multimodal".


Nouvelle menace

Autre motif d'inquiétude, les lignes capillaires, qui représentent environ 20 % du trafic. Les trois cosignataires plaident donc pour "des mesures concertées au niveau local et pour qu'une partie des budgets des projets abandonnés (autoroute ferroviaire Atlantique) soit affectée à la maintenance de ces lignes". Avant d'ajouter que "l'amélioration de la desserte ferroviaire des ports est une condition nécessaire du développement du ferroviaire".

Forts de ces constats, les trois dirigeants en "appellent donc aux pouvoirs publics pour créer les conditions nécessaires à l'attractivité du fret ferroviaire, à celle de nos ports et ainsi renforcer la compétitivité du secteur".

Il n'est pas sûr, toutefois, que leur appel soit entendu tant la problématique du maintien en état du réseau ferré national apparaît comme l'un des principaux enjeux à venir. L'affaiblissement de certaines lignes parcourues également par des Intercités et des TER constitue, sur ce point, une autre très mauvaise nouvelle à venir.

Auteur

  • Olivier Constant

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