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Conjoncture

6e journée OFP : le fret ferroviaire reste dans l'incertitude

WK-Transport-Logistique.fr | Ferroviaire | publié le : 04.11.2016 | Dernière Mise à jour : 04.11.2016

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La prochaine journées OFP aura lieu le 15 novembre 2016. Quelque 345 participants y sont attendus.

Crédit photo © Regiorail

Auteur

  • Olivier Constant

La sixième édition de la Journée Fret ferroviaire et OFP (Opérateurs Ferroviaires de Proximité) se tiendra à la Mairie de Levallois le 15 novembre. Elle devrait confirmer les incertitudes du secteur, même si l'exemple de pays étrangers porteurs d'innovations reste source d'espoir.

Le succès des Journées OFP ne se dément pas. Et la prochaine qui aura lieu le 15 novembre 2016 ne fera pas exception à la règle. Quelque 345 participants - nouveau record - sont attendus à cette manifestation annuelle.


Dynamique cassée

Cet auditoire ne pourra faire que le constat d'une dynamique provisoirement cassée pour le fret ferroviaire. Alors que l'exercice 2015 avait vu une remontée des trafics, l'année en cours a été marquée par les mouvements sociaux de mai-juin 2016. Ces quinze jours à trois semaines de grève sont autant de jours de chiffre d'affaires qui vont manquer aux opérateurs en fin d'année. Et, plus grave encore, ces derniers ne savent pas encore si certains de leurs clients leur ont définitivement tourné le dos à cette occasion.

Pendant ce temps, le transport routier profite toujours d'une baisse relative du coût du carburant tandis que plusieurs postes de charges augmentent dans les comptes d’exploitation des entreprises ferroviaires.


Peu de nouveaux projets

Cette conjoncture dégradée ne favorise pas l'éclosion de nouveaux projets. Hormis Combrail qui a récemment repris une exploitation sur une ligne à voie unique dans le Puy-de-Dôme et des premiers acheminements d'OFP Sud-Ouest en début d'année, 2016 est particulièrement pauvre au plan du développement de nouveaux projets. Tout juste peut-on signaler la poursuite des études visant à préparer la future éclosion d'un OFP en Ile-de-France.

Nos voisins européens sont assurément plus pragmatiques lorsqu'il s'agit de pousser l'utilisation du fret ferroviaire. Ainsi en est-il du "réseau anglais qui a retrouvé toute son efficacité après des années d'éclatement. La renationalisation de l'infrastructure a prouvé ses effets, Network Rail conservant la maintenance des lignes dont la rénovation a été sous-traitée. Le fret a donc pu se développer à nouveau puisque des garanties sur l'efficacité du réseau ont pu être, ainsi, apportées à long terme", souligne André Thinières, délégué général d'Objectif OFP.

C'est d'ailleurs cette vision à long terme qui manque cruellement en France, alors que l'État stratège en avait pourtant posé des jalons à la faveur de la réforme ferroviaire. Les opérateurs ferroviaires manquent toujours de visibilité.


Intermodalité perfectible

L'intermodalité, pourtant pourvoyeuse de nouveaux trafics, n'est, par ailleurs, pas suffisamment développée. Un exemple en est donné avec les ports français, où le trafic et la part modale du ferroviaire stagnent alors que ces ratios progressent chez leurs homologues européens. À l'exception notable de celui de La Rochelle, ces mêmes ports ne peuvent donc faire jouer à plein la carte de l'intermodalité.

Des leviers d'action sont nécessaires pour poursuivre, voire amplifier le report modal des trafics. Ce dernier ne sera d'ailleurs possible que si d'anciennes friches ferroviaires requalifiées permettent toujours d'avoir accès au plus près des centre-villes. Et nul doute que sur ce plan la nouvelle plateforme de La Chapelle constitue le bon exemple à suivre.

S'agissant de l'avenir des lignes capillaires, "les professionnels du secteur sont bien conscients que tout ne pourra pas être préservé. Ils encouragent donc la tenue de discussions territoriales pour identifier les lignes qui présenteront un potentiel de développement dans les années à venir", poursuit André Thinières.


Le salut par l'innovation

Enfin, c'est par le biais d'innovations technologiques, et organisationnelles que des avancées pourraient être réalisées dans les années à venir. Comme le nouveau projet de suivi en temps réel des convois fret qui devrait devenir opérationnel à partir de 2019 mais aussi la nouvelle desserte du site d’Evian qui seront présentés durant la journée par SNCF Réseau.

Le prestataire gestionnaire d'infrastructures (PGI) va, pour sa part, céder la place à un gestionnaire d'infrastructure conventionné (GIC). L'entreprise sélectionnée par appel d'offres à partir de 2017 travaillera avec son propre agrément de sécurité et ce, sous la supervision de l'EPSF (Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire). Cela permettra notamment à SNCF Réseau de réduire ses coûts liés aux contrôles des opérations d'entretien des voies réalisées.

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