Menu

Cinq pistes pour rendre évolutif un système automatisé

Tendance | Automatisation | publié le : 01.04.2018 | Dernière Mise à jour : 10.04.2018

Image

Cinq pistes pour rendre évolutif un système automatisé

Crédit photo JLR

Tous les projets d’automatisation d’entrepôt ne s’appuient pas sur des architectures modulaires et flexibles, loin s’en faut. Mais cela ne signifie pas pour autant que les grands systèmes automatisés ne sont pas capables d’évoluer.À condition de respecter certaines règles.

1 Tirer parti au maximum des outils de simulation

Un projet d’automatisation répond toujours à un besoin particulier. Son dimensionnement va dépendre des projections que l’entreprise est capable de réaliser en termes d’évolution de flux, de capacité de stockage et caractéristiques de ses SKU (stock keeping unit). La phase de dimensionnement doit prendre en compte le maximum de scénarios possibles, d’orientations, de variabilités. Les conséquences de ces différents scénarios de croissance des flux, ainsi que les modes dégradés, peuvent être testés par des outils de modélisation et de simulation numérique qui deviennent de plus en plus performants. « Ces outils de simulation de flux, dans lesquels nous pouvons depuis quelques années intégrer les algorithmes que nous utilisons pour nos solutions automatisées, permettent de rassurer les clients sur la manière dont le système est capable de réagir à une variation de la demande », explique Bruno Maisonneuve, dirigeant d’Actemium Lyon Logistics. À l’avenir, ces outils seront également utilisés en exploitation, pour simuler et tester une nouvelle organisation des flux dans le système en cas de changement dans l’activité de l’entreprise.

2 Prévoir des extensions possibles dès la conception

Tout est question de compromis. Dans le cas d’un bâtiment autoportant par exemple, prévoir du foncier pour une éventuelle extension a certes un coût initial, mais qui sera sans commune mesure avec l’investissement nécessaire si rien n’a été planifié. Cela vaut au moins le coup de se poser la question. On peut aussi aménager à côté d’un transstockeur un espace avec des racks conventionnels qui peut être facilement converti pour accueillir d’éventuelles allées supplémentaires. Ne pas oublier non plus que l’extension du système devra s’effectuer sans arrêt de production. D’où l’intérêt, sur les systèmes à navettes par exemple, de prévoir dès la phase de conception de placer les équipements de connectique en façade, de manière à pouvoir relier facilement, l’espace d’un week-end, les nouvelles allées avec le système existant. Il est aussi peut-être utile d’anticiper l’installation d’un convoyeur supplémentaire, en prévoyant à l’avance les emplacements des aiguillages en face des emplacements des futures allées.

3 Ne pas forcément chercher à tout automatiser

« L’automatisation, c’est comme les vaccins, la différence entre le remède et le poison, c’est juste la dose », aime à rappeler Frédéric Mancion, directeur associé du cabinet Metis Consulting. Autrement dit, à trop vouloir automatiser, on risque d’accroître la complexité du système, de réduire sa flexibilité et de mettre en péril le retour sur investissement. Il faut parfois savoir accepter de ne pas automatiser 100 % des références, en conservant un traitement manuel pour une petite partie des SKU en raison de leur poids, de leurs dimensions ou de leur conditionnement (quitte à décider de l’automatiser dans un second temps). Tout l’art réside dans la manière de bien positionner le curseur.

4 Un système d’information œcuménique et autoconfigurant

En ce qui concerne la flexibilité, l’aspect logiciel est la partie émergée de l’iceberg. « Il connecte et synchronise intelligemment les équipements d’automatisation, les personnes et les processus, et peut fournir à la robotique les moyens d’apprendre en situation et de s’adapter aux technologies futures », décrit Edin del Mar, le directeur des ventes et du développement de la division Logistics Automation de Swisslog pour la France, au sujet de son logiciel de pilotage SynQ. L’évolution des outils digitaux et de l’intelligence artificielle va sans doute faire émerger dans quelques années des systèmes cognitifs, auto-apprenants, capables de reprogrammer des fonctionnalités et des éléments du système automatisé (capteurs, préhenseurs, navettes) en fonction de la variation détectée dans les flux. « Je suis convaincu que ce genre de système autoconfigurant existera en 2025 », nous confie Jean-David Attal, de l’intégrateur Viastore Systems, qui vient d’ouvrir un département IA. C’est aussi la démarche de Fives Intralogistics qui a annoncé l’année dernière la commercialisation de son logiciel UltiView, qui peut adapter en temps réel la vitesse relative des différents tronçons d’un convoyeur pour en augmenter la capacité en fonction des besoins, sans toucher à la mécanique.

5 Ne pas oublier en route le facteur humain

Ce n’est pas juste une formule politiquement correcte : le rôle des hommes est primordial dans l’évolution et l’optimisation d’un système automatisé. « Ce sont de nouveaux métiers, il faut savoir piloter l’installation, intervenir en maintenance, établir les bons diagnostics, prendre des décisions pour maximiser l’utilisation de l’outil, cadencer les arrivées et les départs camions, etc. C’est pourquoi la formation est un élément extrêmement important », souligne Pierre Marol, le président d’Alstef. Le rôle de l’homme dans un entrepôt automatisé ne se résume pas à celui d’un simple exécutant. Comme dans tout processus industriel, la démarche d’amélioration continue a toute sa place. « Nous l’avons constaté chez certains de nos clients, même des petits changements, qui nécessitent des investissements très modestes, peuvent parfois entraîner des améliorations importantes du système », ajoute-t-il.

Retour au sommaire

Les plus lus

Abonnez-vous

Pour rester au coeur de votre métier, profitez dès maintenant de l'accès numérique au site www.actu-transport-logistique.fr en vous abonnant à L'Officiel des Transporteurs ou à Logistiques Magazine.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format