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Le DDMRP ne signifie pas la fin des prévisions

« Le DDMRP concerne plutôt le niveau opérationnel, donc des horizons à court terme. Les prévisions pour gérer le long terme restent nécessaires »

Tendance | Prévisions/Planification | publié le : 01.03.2018 | Dernière Mise à jour : 09.03.2018

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« Le DDMRP concerne plutôt le niveau opérationnel, donc des horizons à court terme. Les prévisions pour gérer le long terme restent nécessaires »

Crédit photo JF

La méthode de flux tiré DDMRP (demand driven material requirement planning) a vu le jour en 2011, dans un contexte de volatilité croissante de la demande client et de complexification des réseaux de distribution. Bien souvent, les entreprises, prises en étau entre leur souhait de mieux servir les clients et de réduire le BFR, se retrouvent avec des surstocks inutiles ou des ruptures sur des produits dont elles ont besoin. L’objectif du DDMRP est précisément de s’attaquer à cette difficulté en cessant d’opposer ces objectifs a priori antagonistes.

Cette approche repose sur le positionnement de buffers (stocks tampons) à des endroits stratégiques de la chaîne, permettant d’absorber la variabilité de la demande et de gérer les priorités. Le dimensionnement de ces buffers s’appuie sur la demande réelle et non sur les prévisions. « Le DDMRP concerne plutôt le niveau opérationnel, donc des horizons à court terme. Les prévisions pour gérer le long terme restent nécessaires », souligne Pierre Fournet, président fondateur de Leon. La démarche s’articule en cinq étapes séquentielles : positionner les buffers dans la supply chain, les catégoriser et les dimensionner, définir les règles d’ajustement des buffers, planifier à partir de la demande réelle, puis réaliser et suivre l’exécution au moyen d’alertes.

Le DDMRP, adapté à tous les secteurs d’activité, est particulièrement pertinent dans des environnements où la variabilité de la demande est forte, les délais d’approvisionnement trop longs, la complexité du portefeuille élevée et les nomenclatures de produits très complexes. « Il s’agit d’une méthode opérationnelle intéressante, mais qui nécessite comme prérequis de parfaitement maîtriser ses fondamentaux (prévisions, planification long terme et moyen terme) », met en garde Pierre Fournet. À l’inverse, Lysiane Bessonnet, directrice chez Kepler, pense que « le DDMRP est particulièrement adapté aux entreprises dont la maturité demand management et en fiabilité des prévisions est faible. Dans certains cas, il permet une amélioration significative du taux de service en affranchissant nos clients d’une très longue montée en puissance ».

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