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Paul Tremsal, président de KS Services

« Comme dans une usine, il s’agit d’optimiser les flux »

Enquête | BTP | publié le : 01.03.2018 | Dernière Mise à jour : 09.03.2018

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« Comme dans une usine, il s’agit d’optimiser les flux »

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Supply Chain Magazine : Quel est l’historique de KS Services en logistique de chantier ?

Paul Tremsal : Il y a 6 ans, RTE nous a retenus pour assurer la logistique liée à la construction d’une ligne très haute tension sur plus de 160 km, n’ayant plus les savoir-faire ni les moyens adaptés pour s’en charger seul. KS a installé une base logistique à mi-chemin, et centralisé la réception des matériels avant de les livrer en flux tendu vers chaque chantier de pylône, environ tous les 500 m. Cela a duré près de 2 ans et s’est poursuivi sur de plus petits sujets avec RTE, à qui nous avons proposé une solution de tour de contrôle logistique permettant un suivi même lorsqu’elle restait du ressort des différents corps d’état. Mais comme premier dossier avec une vraie logique d’optimisation, je citerais notre gestion des approvisionnements du chantier de la Tour D2 à La Défense, engagée en 2012 suite à un appel d’offres de la branche GTM de Vinci Construction [voir le retour d’expérience dans Supply Chain Magazine d’octobre 2014, ndlr].

SCM : Y a-t-il un lien avec le métier de logisticien industriel ?

P. T. : C’est notre spécialité historique, notamment la logistique in situ. Or, les grands chantiers ont une indiscutable dimension industrielle, avec une forte logique de planification vu les enjeux de délais et leurs conséquences financières, ainsi qu’un enjeu sur la sécurisation des personnes et des matériels. Comme dans une usine, il s’agit en pratique de se charger des flux : ce qui entre, ce qui bouge et ce qui sort. Dans les deux cas, notre valeur ajoutée est avant tout méthodologique et organisationnelle, mais l’univers du chantier est encore plus contraint en termes d’espace ou de fenêtres d’intervention. Il faut pouvoir mettre en place les moyens humains et techniques les mieux adaptés sur une période donnée.

SCM : Quel effectif cela mobilise-t-il ?

P. T. : Nous nous sommes d’abord appuyés sur nos ressources en logistique industrielle, avant de recruter des profils ayant une culture BTP, le goût du travail en plein air et en équipe. Sur nos 700 collaborateurs, une centaine est aujourd’hui mobilisée sur ce créneau. Il s’agit d’allier personnel en CDI et personnel fidélisé, formé aux méthodes et à l’esprit de rigueur interne. KS a une forte culture d’intégration, y compris vis-à-vis des intérimaires, tout le monde disposant d’un référent identifié. Des recrutements sont à l’agenda, d’autant que cette activité affiche une croissance supérieure aux 10 % enregistrés par le reste du groupe.

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