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Énergie

L’implantation du GNV s’accélère

Actualités | publié le : 12.01.2018 | Dernière Mise à jour : 12.01.2018

Le plan de déploiement massif du GNV et du bioGNV en France reste très ambitieux. Les organisations engagées sur ce secteur comme l’AFGNV prévoient que 220 000 poids lourds rouleront au GNV à l’horizon 2030. Cependant, les aides financières restent insuffisantes.

Cinq stations d’avitaillement en GNV ouvriront par mois en 2018 dans le cadre du plan de déploiement du gaz naturel. C’est ce qu’a confirmé l’AFGNV (Association Française du Gaz Naturel Véhicule) lors d’une table ronde organisée par le Sigeif (Syndicat Intercommunal pour le Gaz et l’Électricité en Ile-de-France), le 9 janvier dernier, pour clôturer le GNV Tour de France Fiat. L’utilisation de ce carburant « propre » devrait rapidement s’intensifier selon les scénarios des acteurs majeurs du gaz qui étaient présents à cette table ronde. Ils prédisent que 555 000 poids lourds rouleront au GNV en 2022(1). Quant au bioGNV, le carburant 100 % renouvelable, produit à partir de déchets organiques, GRDF (le principal réseau de distribution du gaz en France) compte la développer afin d’assurer la protection de l’environnement. Avec la capacité de production actuelle, il existe 50 stations bioGNV pour les poids lourds mais GRDF espère doubler la production et prévoit 100 stations d’ici fin 2018.

Incitations à l’utilisation du GNV

Il existe des freins à l’accentuation du déploiement du GNV comme l’insuffisance du nombre de points d’avitaillement et le coût d’acquisition des véhicules. Des incitations financières sont donc indispensables. Tous les participants à la réunion ont convenu que les transporteurs ont besoin de visibilité dans la stratégie GNV, notamment en matière d’aides. En effet, les subventions et les critères d’éligibilité varient d’une région à l’autre. Sur le plan national, le gouvernement n’a, pour le moment, prévu que de donner un coup de pouce fiscal à la filière GNV à travers la reconduction du suramortissement(2) jusqu’à fin 2018 (un dispositif qui permet de déduire du résultat imposable jusqu’à 40 % de la valeur d’origine du véhicule). Un point que n’a pas manqué de saluer la sénatrice Fabienne Keller, venue témoigner de l’avancée de la ville de Strasbourg en matière de gaz naturel depuis 2007. Outre ses 3 stations, la principale agglomération, la région Grand Est, s’est récemment lancée dans la production de biogaz à partir des déchets de choucroute ! Au final, il existe 91 points d’avitaillement publics sur l’Hexagone. L’AFGNV en prévoit 151 d’ici fin 2018.

(1) 1 400 ont été immatriculés en 2017, selon l’OVI (cf article page 38)

(2) Loi de finances pour 2018

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Auteur

  • Samorya Wilson

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