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Le fret aérien influe significativement sur l’intégration d’un pays dans la mondialisation

Actu-Transport-Logistique.fr | Aérien | publié le : 15.12.2016 | Dernière Mise à jour : 22.09.2017

Auteur

  • Anne Kerriou

Pour doper ses échanges internationaux et participer activement à la "chaîne de valeur mondiale", un pays a tout intérêt à soigner ses connexions aériennes. Une évidence, certes, mais que vient étayer par des chiffres un rapport du cabinet Developing Trade Consultants, réalisé pour le compte de IATA.

Mesurer le rôle du fret aérien dans l’intégration d’un pays au sein du système d’échanges mondiaux : telle est l’ambition d’un nouveau projet de recherche mené par l’IATA (Association internationale du transport aérien), le champs de l’analyse alliant transport aérien, commerce et questions douanières. Il s’agit de mieux comprendre les facteurs qui permettent aux pays, notamment émergents, de s’insérer dans des "chaînes de valeur globales" ("Global Value Chain", GVC), autrement dit dans des supply chains mondialisées.

Derrière ces évaluations, l'objectif final consiste à nourrir et influencer les débats sur les politiques à mettre en place pour faciliter le commerce international et aider les pays à s'intégrer dans ces chaînes de valeur.

Deux indices nouveaux pour une mesure plus précise

Dans le cadre de ce projet, l’IATA a demandé au cabinet Developing Trade Consultants de "quantifier le degré de relation entre la connectivité aérienne et la participation au commerce mondial". Pour mener à bien sa mission, ce cabinet américain s’appuie sur l’index de connectivité aérienne développé par les chercheurs Arvis et Shepherd (ACI, Air Connectivity Index) et par ailleurs élaboré deux indices spécifiques, le Air Trade Facilitation Index (ATFI) et le eFreight Friendliness (EFFI), détaillés dans son rapport "Value of Air Cargo: Air Transport and Global Value Chains".

Le premier a été imaginé pour mieux "saisir les facteurs de facilitation du commerce essentiels au fret aérien", et compléter ainsi les indicateurs existants en matière de facilitation du commerce en général.

Le second mesure quant à lui la capacité d'un pays à assurer des transactions électroniques dans le secteur du fret aérien, ce facteur étant source de "gains de temps et d'argent importants pour les importateurs et les exportateurs". L'EFFI s'appuie à 70% sur des données fournies par l'IATA (taux de pénétration de la lettre de transport aérien électronique et usage du process e-freight). Le solde mesure la capacité des services douaniers à accepter des données électroniques et à les transmettre avant l'arrivée des marchandises afin d'accélérer la libération des marchandises.

Le fret aérien, facteur clef de développement

Les principales conclusions chiffrées de Developing Trade Consultants sont les suivantes :

  • un point de croissance de l'ACI engendre 6,3% d’augmentation pour les exportations et les importations ;
  • un point de croissance de l’ATFI induit 2,3% de progression du commerce en valeur et et une intégration accrue dans la chaîne de valeur mondiale (+0,3%) ;
  • un point de croissance de l’EFFI conduit à 2,5% d’augmentation du commerce en valeur (+0,3% pour la participation à la GVC).
  • Assez logiquement, et ce n’est pas pour déplaire à son donneur d’ordre, le cabinet de consultants constate plus généralement que le fret aérien est un facteur de développement des performances d’un pays en matières d’échanges internationaux.

Il établit également que la connectivité est un facteur particulièrement déterminant, comme en témoignent les études de cas approfondies figurant dans le rapport. Developing Trade Consultants a porté son attention sur six pays qui ont réussi à développer notablement leurs flux sur des courants de trafics particuliers : le Costa Rica (équipements médicaux), l’Éthiopie et la Turquie (textiles et habillement), l’Irlande et la Jordanie (produits pharmaceutiques), et le Vietnam (équipements électriques).

"Il reste encore beaucoup à faire pour développer le potentiel du fret aérien", conclut Developing Trade Consultants, citant notamment les investissements en infrastructures et en logiciels. Le cabinet insiste aussi sur l'environnement réglementaire et sur la nécessaire sensibilisation des gouvernements "au développement de la connectivité ainsi qu'à la facilitation du commerce et de l'e-freight".

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